LE DEBUGGER's blog

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

jeudi, avril 10 2008

Vas-y Champion !

François Hollande peut dormir sur ces 2 oreilles, la relève est assurée :

Grégoire Truttmann, un jour - peut-être dans quelques années - tu taperas ton nom dans Google et tu tomberas sur cette page. Et puis, en t'entendant parler, tu riras... enfin je l'espère.

Non ne me remercie pas.

MàJ: Voir le blog de Grégoire Truttmann, pas très productif cela dit.

MàJ bis: Ok je comprend mieux on ne peut décemment pas, à la fois, descendre dans la rue, courir les casting, préparer le bac et tenir un blog.

dimanche, février 24 2008

Quelques buzz du moment

Parce que ça ne mérite pas non plus de faire un billet pour chaque : Sarkozy au salon de l'agriculture, Dailymotion en HD et Note2Be (or not).

Lire la suite...

jeudi, février 14 2008

Il faut sauver le soldat Martinon

Suite (et fin parce que faut pas déconner non plus hein !) des aventures rocambolesque des hommes du président. Ici Jean Sarkozy pris au mot :

La même éloquence, la même folie des grandeurs... Quoique le c'est unique en France, c'est un peu léger, faut y aller carrément : C'est unique au monde !, bon celà dit à 21-22 ans il a de quoi voir venir et d'apprendre le jeune. En attendant si y en a un qui commence à bien apprendre aussi c'est Martinon. Mry s'en émeut et commence l'opérarion rescue...

mardi, février 12 2008

Rome-sur-Seine

Ah ah, on en remet une couche...

Je t’ai donné mon fils, je t’ai donné ma ville et tu m’as mis dans la merde !

David Martinon

Libé.

There Will Be Blood

Je reparlerai de cet excellent film bientôt, mais là c'est pas de cinéma dont je vais parler mais plutôt de la réalité et de son gigantesque cirque.

Jean Sarkozy et David Martinon

Résumons, au cinéma dans There Will Be Blood Daniel Plainview est un prospect qui cherche et exploite du pétrole. Pour attendrir les pauvres gens et drainer plus facilement leurs terres il ne se déplace jamais sans son fils, une véritable gueule d'ange... MAIS, sur son passage se dresse un jeune prédicateur complètement allumé et obsédé par la construction de son église (et un peu aussi par l'argent quand même). Plus tard, le fils se rebellera contre le père (c'est pas un spoiler rassurez-vous, c'est inévitable, un jour un mec a décrété ça alors c'est comme ça c'est tout) et à la fin There Will Be Blood (c'est pas un spoiler non plus, c'est dans le titre).

Point.

lundi, février 4 2008

France, le fantasme démocrate

Heureusement que le CSA n'impose pas de quotas sur les élections américaines, les médias français seraient mal barrés. C'est dingue la différence de traitement entre les démocrates et les républicains. Il est vrai que d'une part l'enjeu démocrate est excitant (une femme Vs un noir) et que d'autre part le nombre de candidats à la course à la présidence plus élevé côté républicain pouvait porter à confusion. Maintenant que ça s'est rétréci (ne restent grosso modo que Mc Cain et Romney) on peut les appeler autrement que par des sobriquets du genre le vétéran de guerre, le milliardaire mormon ou le pasteur, c'est déjà ça.

En fait plus que de fantasme démocrate, j'aurais du parler de fantasme Obama. Il est vrai qu'en France on a déjà eu l'occasion d'élire une femme, c'était l'année dernière et, lui ayant bien réglé son compte, on serait un peu malvenus de vouloir donner la leçon, alors qu'avec Obama on peut y aller de son commentaire : Les Américains n'éliront jamais un noir ! Ils ne sont pas prêts ! etc. On connaît la rengaine.

Genre, on est prêt nous... alors qu'on en est encore à se féliciter lorsqu'un noir (avec un physique de mannequin) présente le 20h. Ils sont où les représentants des minorités dites visibles dans le paysage politique ? J'ai pas vraiment l'impression que l'hémicycle de l'assemblée nationale soit bien représentatif du paysage français. Mais à en coire certains commentaires, on serait prêt nous à élire un noir... ou - pourquoi pas, soyons fous, un arabe - à la présidence si l'occasion nous en était donnée. Bien sûr... Mais qu'on se rassure au Québec c'est pareil ! Les Québécois ne sont pas les derniers moralisateurs non plus (on se demande d'où ils tiennent ça !), on cherche aussi les minorités visibles ou personnalités issues de l'immigration dans le paysage politique. Mais à entendre certains commentaires là aussi eux seraient prêts... à condition que celui-ci soit francophone évidemment.

Bref, pour en revenir aux élections américaines, c'est vrai que l'option Obama est séduisante. Il rappelle par certains côtés Bobby Kennedy et incarne la jeunesse, et le renouveau, l'espoir d'une relance du pays qui repartirait sur des bases plus saines. En face l'option Clinton est à double tranchant, c'est la valeur sûre, une sorte de conservatisme démocrate, sa force est aussi sa faiblesse. Côté républicain, McCain semble bien parti et si je devais parier au final, je parierais sur lui... même si en bon Français je voterais pour Obama.

vendredi, janvier 11 2008

Modification du contrat de travail

Alors que tout le monde attend une simplification il semble que l'on se dirige vers un énième contrat avec ses propres subtilités. On avait le CDI (la matrice), le CDD (un CDI à durée déterminée ;o), les innombrables contrats plus ou moins dérivés du CDD (contrat de professionnalisation, apprentissage, etc.) puis depuis peu le CNE, le contrat bâtard. La liste est longue, je vous invite à la consulter sur le site du ministère du travail.

Nouveau contrat à l'horizon donc, le contrat de mission (ou à objets précis). J'ai appris ça seulement hier, donc je manque peut-être d'informations mais d'après ce que j'ai compris ce serait un contrat à durée déterminée sans durée fixe, un contrat basé sur la mission avec une définition des taches précise. Visiblement ce contrat viendrait compléter le CDD et s'ajouter à la liste des contrats.

Le projet, toujours selon la CGT, prévoit aussi la création à titre expérimental d’un CDD (et non plus d’un CDI comme initialement proposé par le patronat) à objet précis pour une durée maximale de 36 mois, et le maintien, en cas de perte d’emploi, de l’intégralité des heures acquises au titre du DIF (droit individuel à la formation), et non plus de 50% comme proposé jusqu’alors. (Libération)

Nicolas Sarkozy a été élu en partie sur le contrat unique censé simplifié tout ça mais on constate encore une fois que le gouvernement tente de ménager la chèvre et le choux, j'imagine bien les négociations : Bon ok les syndicats, on vous fait une fleur sur ce contrat mais en échange vous venez pas nous bourrer le mou sur la remise en cause des 35h !.

Parmi les concessions du patronat, figure un allongement de la période d’essai du CDI inférieur à ses propositions initiales (3 mois pour les non cadres et 6 mois pour les cadres): 1 à 2 mois pour les ouvriers-employés, de 2 à 3 mois pour la maîtrise et de 3 à 4 mois pour les cadres.

Là aussi je n'ai pas d'avis tranché sur la question, le seul truc qui m'effraie c'est cette multiplication des contrats, des clauses, l'imbroglio dans les périodes d'essai, etc. Pour le coup je serais plus partisan d'un mode plus libéral qui s'auto-régulerait. Vu du Québec, toutes ces polémiques paraissent dérisoires, voici comment ça se passe ici : Y a majoritairement 2 types de contrats, le contrat (équivalent au CDI) et le contrat temporaire (on va dire que c'est un mix entre le CDD et le nouveau contrat de mission), pour le reste vous allez voir que c'est variable.

J'ai commencé dans mon entreprise avec un contrat temporaire, d'environ 6 mois (sic) pour un replacement de congé sabbatique. Bien que ce ne soit pas forcé mon contrat à été stipulé par écrit et ne fait que 2 pages. Aujourd'hui je suis en contrat, mon contrat écrit ne fait toujours que 2 pages et pour cause, voici ce qu'on peut trouver concernant les normes du travail au Québec :

L'une ou l'autre partie peut mettre fin au contrat de travail à durée indéterminée (un contrat n'ayant pas de durée fixée à l'avance par les parties) en donnant à l'autre un délai de congé (préavis) d'une durée raisonnable. La finalité du délai de congé consiste à permettre à l'autre des parties de trouver soit un remplaçant satisfaisant, soit une autre position d'égale importance.

J'ai pas trouvé l'information sur la période d'essai mais je pense que l'on peut en conclure que la notion de durée raisonnable est aussi prédominante. Évidemment c'est sujet à libre interprétation, celà dit la jurisprudence fait lois et quand le vois les délires d'exigences du patronat en france (6 mois renouvelable !!!) je me dis que l'employé aurait dans bien des cas tout intérêt à ce que ces durées ne soient pas fixées par la lois... en donc faire un peu plus confiance à un mode plus libéral.

mercredi, janvier 9 2008

Putain 4 ans !

C'est Règlement de compte à Ok Coral, de bonne guerre dira t-on...

La politique: “Un décor de western derrière lequel il n’y a rien.” L’entourage de Sarkozy: “Une bande malfaisante”, “de jeunes mecs qui se sont retrouvés gonflés de pouvoir et qui se sont pris pour les princes de Paris”. Les grandes amies, Mathilde Agostinelli de Prada et Agnès Cromback de Tiffany -fringues et diamants- compagnes des jours heureux, qui ont coupé les ponts avec la reine après le divorce: “Des pétasses fardées et intéressées.” Et les jolies ministres dont Sarkozy vante la beauté -comme il vantait la sienne, avant: “Des tapisseries. Maintenant qu’il n’a plus de first lady, il faut qu’il sorte avec de jolies filles à son bras, habillées en Dior.”

... mais de guerre las. Bon pour le coup il s'est trouvé sa first lady et il aura même droit à son mariage royal présidentiel.

En décembre dernier, assure Anna Bitton, Nicolas Sarkozy avertissait: “Si elle veut revenir il faut qu’elle fasse vite. La liste est longue de celles qui aimeraient prendre sa place. Je peux avoir n’importe quelle femme.”

Les révélations de Cécilia c'est le Nouvel Obs qui en parle au sujet de 3 livres qui sortiraient prochainement... Du croustillant et du fantasque limite mytho. C'est con de sortir ça l'hiver, ça aurait fait des super-lectures sur les plages françaises :

Je suis arrivée, je les ai prises, je suis partie, j’ai fait le plus grand casse du siècle: Kadhafi n’avait aucune intention de libérer ces filles! C’est moi qui ai mené les négociations. Très vite j’ai eu la mainmise sur kadhafi, j’ai senti que j’avais un pouvoir sur lui.

Et on en a encore pour un peu plus de 4 ans... Alors sinon quitte à parler de western, je me souviens d'un vieux film avec John Wayne dans la savane africaine dans lequel on entendait dire qu'il n'y avait rien de plus dangereux qu'un rhinocéros blessé et que si on tirait sur une de ses bêtes là il fallait tirer pour tuer. En fait, une femme blessée c'est pire qu'un rhinocéros ! (sinon, il me semble que dans le Tarzan avec Johnny Weissmuller on entend la même chose au sujet des hippopotames).

Via Embruns.

vendredi, décembre 28 2007

Le nous québécois

En cette fin d'année le journal Métro a choisi de faire du Nous québécois sa personnalité de l'année. Pour l'occasion, le quotidien gratuit a demandé a des personnalités plus moins connues de décrire ce qu'était pour eux le concept de Nous. Retrouvez ci-dessous un enchaînement de 3 témoignages qui m'ont interpellé, dont ceux de Mario Dumont et Pauline Marois.

Avant toute chose il est bon je pense de savoir qui sont ces personnes. Mario Dumont et Pauline Marois sont respectivement les chefs de l'ADQ et et du Parti Québécois (le PQ oui ;o). Le premier est réputé pour être un populiste alors que son parti, l'ADQ, a fait un très bon score aux dernières élections provinciales... au grand dam du PQ. Grosso modo le Parti Québécois a quant à lui longtemps été le parti du référendum (pour la souveraineté du Québec), plus qu'un parti nationaliste c'est surtout un parti séparatiste, ou du moins c'était. D'après ce que j'ai compris, les Québécois susceptibles de voter pour le PQ ont aujourd'hui d'autres attentes. Le PQ ne remplissant pas leurs attentes, ils ont donc voté en masse dernièrement pour l'ADQ. Ce qui ressort de tout ça après une année riche en pseudo-polémiques et des déclarations plus ou moins fracassantes (voir les accommodement raisonnables et la commission Bouchard-Taylor), c'est l'idée de l'identité québécoise (et on parle bel et bien là d'identité nationale québécoise - je rappelle que le Québec, province du Canada, a sa propre fête nationale).

Sur ce, nos élus sont donc invités à expliquer ce qu'est pour eux le concept du nous, on commence par Mario Dumont :

Tous ceux qui habitent sur le territoire québécois, qui veulent travailler à le développer pour eux et leurs enfants. À travers ce Nous, il y a une majorité qui a une histoire, des valeurs communes. On ne peut pas effacer le tableau chaque matin où des immigrants arrivent.

Je vous ai dit que Mario Dumont était un populiste, on voit bien dans ses mots la peur de l'immigrant, il n'hésite pas à faire de l'immigrant une menace pour la nation québécoise (à noter que l'immigrant francophone n'est absolument pas concerné, faut pas déconner quoi !).

Maintenant Pauline Marois :

Le Nous, ce sont tous ceux qui participent à la construction de cet endroit unique en Amérique du Nord qu’est le Québec, qu’ils soient nés ici ou venus d’ailleurs. Le Nous, ce sont 400 ans de culture, de tradition, de langue commune qui ne demandent qu’à être partagés.

Quand je vous disais que les francophones ne sont absolument pas concernés ;o) Ce qui semble faire l'identité québécoise c'est la langue française (entre autres, mais la langue semble compter pour beaucoup). Cela dit, elle inclut l'immigré dans le Nous... si tant est qu'il parle français.

Mais bon bref, c'est pas le débat, j'avoue ne pas avoir d'avis là dessus et connaissant le contexte politique et culturel, rien ne m'a choqué de prime abord... jusqu'à la lecture de la définition du Nous de Daniel Bélanger, auteur compositeur-interprète qui m'a vraiment interpellé, d'autant plus lorsqu'on la met en perspective avec les deux autres définitions ci-dessus :

Trop souvent, le Nous n’inclut pas les Premières Nations. Il est question des Québécois de souche, mais les Premières Nations, c’est tabou. C’est comme si quelqu’un arrivait chez vous, et puis s’obstinerait quant à savoir à qui appartient votre propre chez-vous.

Les Premières Nations (comprendre les Indiens), ces nations de la honte devenues des attractions touristiques (bien décevantes par ailleurs)... Tout est dit je pense. Bien sûr les Québécois ne sont pas responsables de la situation envers les Première Nations et j'ai bien peur qu'on ne puisse pas y changer grand chose, mais néanmoins je trouvais intéressant cette succession de définitions.

Mais au delà de ça, il y a aussi cette négation de l'autre, l'idée d'assimilation de l'immigrant ou encore de l'autochtone, et là forcément ça coince. La richesse d'une culture se caractérisant selon moi par sa diversité, c'est dans cette diversité que l'on peut pleinement s'épanouir. Je suis par ailleurs fier d'habiter à Montréal pour son côté multi-culturel d'une part, mais aussi pour son côté polyglotte. En revanche, il est dommage d'avoir trop souvent l'impression d'assister à une certaine forme d'apartheid : d'un coté les anglophones et de l'autre les francophones, chacun ayant ses propres quartiers, ses propres bars, ou clubs, etc.

Quand je lis Pauline Marois qui est prête à partager ses 400 ans de culture québécoise avec l'immigrant, je me dis que ça ne peut pas être à sens unique, et en même temps les soirées canadiennes vous pouvez vous les garder hein, c'est pas le genre de truc qu'on devrait être fier de partager ;o)

Télécharger l'édition complète du Métro du 26 décembre (une dizaine de MO).