Billet écrit le 20 mars 2007 sur blog.themoosescorner.com. N'ayant plus le temps de tenir 2 blogs à la fois je rapatrie progressivement les billets les plus intéressants (plus de détails).
Le vidéo clip tel qu'on le connait aujourd'hui est né dans les années 80. Popularisé par MTV, à l'origine le video clip n'est en fait que de la réclame qui servait à meubler les programmes de la chaine musicale tout en faisant la promotion des artistes.
Ce qui est vraiment important au sujet du clip, écrit Andrew Goodwin, est l’émergence dans les années 1980 d’une méthode routinière pour promouvoir des singles.
Aujourd'hui les artistes s'investissent de plus en plus dans la conception de leurs vidéo clips et avec l'avènement du numérique (DVD, CD audio avec vidéos), le vidéo clip devient un argument de vente. Sur internet les majors sont probablement les ayant droit les plus réactifs lorsqu'il s'agit de faire retirer un vidéo clip de You Tube ou Daily Motion... Ces derniers passent donc des accords avec les majors pour redistribuer les gains publicitaires.
Le vidéo clip ne sert plus seulement à promouvoir, il est devenu un produit. Se dirige t-on vers le même type de glissement pour les bandes annonce de film ?
Il y a encore quelques années, Internet n'était pour les chaines de télévision qu'un support de communication sur lequel on pouvait y trouver des informations sur leurs programmes, leur présentateurs, leurs émissions, etc... Progressivement les sites des chaines de télé se sont placés dans la continuité de la chaine : sont apparus des jeux concours, des forums pour que le débat continue puis des extraits des émissions, des compléments, etc.
Aujourd'hui les principaux networks US ont complètement intégré Internet : dès le lendemain de la retransmission d'un show sur la chaine celui-ci est diffusé sur le site Internet. Une série comme Day Break
qui ne fait pas assez d'audience est subitement interrompue pour continuer ses jours sur le Web.
S'il y a glissement des programmes d'un medium vers un autres il y a aussi bien entendu un glissement des annonceurs. Il suffit de se rendre sur ABC, pour s'apercevoir que les mêmes annonceurs sont présents on-line et off-line.
Lorsque une émission comme American Idol
fait plus 30 millions de téléspectateurs il n'y a aucune raison que les annonceurs désertent les chaines de télé, néanmoins on a pu constater cette année que les studios hollywoodiens avaient délaissé le Superbowl habituellement propice à des bands annonce exclusives... qui semblent d'ailleurs devenu aujourd'hui l'exclusivité du web (voir le cas Spiderman 3).
Nous sommes actuellement en pleine période de transition, nous assistons à une convergence entre télé et web et nous allons prochainement assister à une mutation profonde des programmes.