Edward Wilson believed in America, and he would sacrifice everything he loved to protect it.
Tel est la tagline du deuxième film de Robert De Niro après “A Bronx Tale” (''Il était une fois le Bronx''). Tout comme “A Bronx Tale” plantait son décor dans le milieu mafieux du Bronx, dans “The Good Shepherd” (le bon berger) le contexte historique de la guerre froide et de l'intelligence américaine ne sert que de prétexte à De Niro pour évoquer la figure paternelle omniprésente durant le film... Ce n'est donc pas juste un film sur les débuts de la CIA ... loin de là même, et c'est tout ce qui en fait son intérêt. De Niro se révèle être définitivement un très bon metteur en scène rempli d'humanité et... d'humilité.

Durant tout le film on suit le parcours d'Edward Wilson - interprèté Mat Damon - depuis la fin de ses études et son intégration dans la fameuse confrérie organisation secrète Skull and Bones jusqu'à son ascension au sein de la CIA, tournant ainsi les premières pages de la guerre froide. Durant toute ses années Wilson devra choisir entre servir son pays et préserver sa famille. Le film dure 2h45, De Niro prend son temps et même qu'au bout d'une heure on se prend à regarder sa montre et puis sans prévenir comme ça, le film repart de plus belle et on ne voit pas le temps passer.
Sinon, coté casting Joe Pesci a pris un sacré coup de vieux (cela dit on le voit moins d'une minute, mais son échange avec MatT Damon est énorme) et on est vraiment content pour Alec Baldwin qui a décidément bien su orienter sa carrière comme il faut... aprés ça, ça et ça on l'aurait pourtant cru fini et enterré ! Enfin Matt Damon est toujours impeccable de solitude dans un personnage qui ne le change finalement pas d'un “Bourne” ou du rôle qu'il a tenu récemment dans “The Departed”.
Sortie en France en Mars 2007.
Pour continuer l'analyse un peu plus loin cliquez sur lire la suite, mais attention dans ce qui suit il y aquelques révélations sur le film...
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