Actualité oblige toujours... À propos du service minimum dans les transports, il y a ceux qui sont pour et ceux qui sont contre. Les contre avancent souvent l'argument que le service minimum serait un début de remise en cause du droit de grève et surtout que l'impact de tout mouvement de grève en serait considérablement réduit. Comprendre : plus on fait chier les gens et mieux on sera entendu. Soit pourquoi pas...
Je ne connais pas les détails du comment sera appliqué le service minumum en France mais j'ai pu expérimenter en début d'année le service minimum avec les transports en commun de Montréal lors de la grève des machinistes pour le renouvellement de leur convention collective. La manière dont il a été appliqué me parait assez équitable et ne pénaliser aucun parti. Concrètement, le réseau de bus et métros proposait un service normal pendant les heures de pointe (soit à peu près entre 7h00 et 9h00 et entre 16h00 et 18h00 - oui l'heure de pointe à Montréal n'est pas exactement la même qu'à Paris ;o) et par contre en dehors des heures de pointe il n'y avait strictement aucun service de bus et métros.
C'est selon moi une politique qui permet d'accommoder un plus grand nombre mais évidemment ceux qui ne travaillent pas dans des horaires classiques sont le plus fortement pénalisés. Je pense que ce type de service minimum est du gagnant/gagnant : les grévistes ne font pas trop chier les gens tout en conservant un certain poids dans les négociations.
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