Afin d'avoir une vie sociale plus épanouie voici quelques clefs de la culture québécoise qui peuvent être utiles au quotidien... le genre de références culturelles ou d'expressions qu'on peut entendre lors de conversations tout à fait anodines et qu'il est préférable de connaitre (quoique ça se discute...).
Tag - culture
mercredi, février 20 2008
Guide de survie en milieu québécois
Par Mox Folder le mercredi, février 20 2008, 18:58 - Actualité
vendredi, décembre 28 2007
Le nous québécois
Par Mox Folder le vendredi, décembre 28 2007, 08:00 - Actualité
En cette fin d'année le journal Métro a choisi de faire du Nous québécois sa personnalité de l'année. Pour l'occasion, le quotidien gratuit a demandé a des personnalités plus moins connues de décrire ce qu'était pour eux le concept de Nous. Retrouvez ci-dessous un enchaînement de 3 témoignages qui m'ont interpellé, dont ceux de Mario Dumont et Pauline Marois.
Avant toute chose il est bon je pense de savoir qui sont ces personnes. Mario Dumont et Pauline Marois sont respectivement les chefs de l'ADQ et et du Parti Québécois (le PQ oui ;o). Le premier est réputé pour être un populiste alors que son parti, l'ADQ, a fait un très bon score aux dernières élections provinciales... au grand dam du PQ. Grosso modo le Parti Québécois a quant à lui longtemps été le parti du référendum (pour la souveraineté du Québec), plus qu'un parti nationaliste c'est surtout un parti séparatiste, ou du moins c'était. D'après ce que j'ai compris, les Québécois susceptibles de voter pour le PQ ont aujourd'hui d'autres attentes. Le PQ ne remplissant pas leurs attentes, ils ont donc voté en masse dernièrement pour l'ADQ. Ce qui ressort de tout ça après une année riche en pseudo-polémiques et des déclarations plus ou moins fracassantes (voir les accommodement raisonnables et la commission Bouchard-Taylor), c'est l'idée de l'identité québécoise (et on parle bel et bien là d'identité nationale québécoise - je rappelle que le Québec, province du Canada, a sa propre fête nationale).
Sur ce, nos élus sont donc invités à expliquer ce qu'est pour eux le concept du nous, on commence par Mario Dumont :
Tous ceux qui habitent sur le territoire québécois, qui veulent travailler à le développer pour eux et leurs enfants. À travers ce Nous, il y a une majorité qui a une histoire, des valeurs communes. On ne peut pas effacer le tableau chaque matin où des immigrants arrivent.
Je vous ai dit que Mario Dumont était un populiste, on voit bien dans ses mots la peur de l'immigrant, il n'hésite pas à faire de l'immigrant une menace pour la nation québécoise (à noter que l'immigrant francophone n'est absolument pas concerné, faut pas déconner quoi !).
Maintenant Pauline Marois :
Le Nous, ce sont tous ceux qui participent à la construction de cet endroit unique en Amérique du Nord qu’est le Québec, qu’ils soient nés ici ou venus d’ailleurs. Le Nous, ce sont 400 ans de culture, de tradition, de langue commune qui ne demandent qu’à être partagés.
Quand je vous disais que les francophones ne sont absolument pas concernés ;o) Ce qui semble faire l'identité québécoise c'est la langue française (entre autres, mais la langue semble compter pour beaucoup). Cela dit, elle inclut l'immigré dans le Nous... si tant est qu'il parle français.
Mais bon bref, c'est pas le débat, j'avoue ne pas avoir d'avis là dessus et connaissant le contexte politique et culturel, rien ne m'a choqué de prime abord... jusqu'à la lecture de la définition du Nous de Daniel Bélanger, auteur compositeur-interprète qui m'a vraiment interpellé, d'autant plus lorsqu'on la met en perspective avec les deux autres définitions ci-dessus :
Trop souvent, le Nous n’inclut pas les Premières Nations. Il est question des Québécois de souche, mais les Premières Nations, c’est tabou. C’est comme si quelqu’un arrivait chez vous, et puis s’obstinerait quant à savoir à qui appartient votre propre chez-vous.
Les Premières Nations (comprendre les Indiens), ces nations de la honte devenues des attractions touristiques (bien décevantes par ailleurs)... Tout est dit je pense. Bien sûr les Québécois ne sont pas responsables de la situation envers les Première Nations et j'ai bien peur qu'on ne puisse pas y changer grand chose, mais néanmoins je trouvais intéressant cette succession de définitions.
Mais au delà de ça, il y a aussi cette négation de l'autre, l'idée d'assimilation de l'immigrant ou encore de l'autochtone, et là forcément ça coince. La richesse d'une culture se caractérisant selon moi par sa diversité, c'est dans cette diversité que l'on peut pleinement s'épanouir. Je suis par ailleurs fier d'habiter à Montréal pour son côté multi-culturel d'une part, mais aussi pour son côté polyglotte. En revanche, il est dommage d'avoir trop souvent l'impression d'assister à une certaine forme d'apartheid : d'un coté les anglophones et de l'autre les francophones, chacun ayant ses propres quartiers, ses propres bars, ou clubs, etc.
Quand je lis Pauline Marois qui est prête à partager ses 400 ans de culture québécoise avec l'immigrant, je me dis que ça ne peut pas être à sens unique, et en même temps les soirées canadiennes vous pouvez vous les garder hein, c'est pas le genre de truc qu'on devrait être fier de partager ;o)
Télécharger l'édition complète du Métro du 26 décembre (une dizaine de MO).
comments