LE DEBUGGER's blog

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

lundi, mai 7 2007

Présidentielles 2007

Ça y est on connait notre nouveau président, je suis globalement satisfait... pas particulièrement heureux mais satisfait. Hier soir on a pu voir DSK qui avait aussi du mal à masquer sa satisfaction alors que de son coté Bayrou a prouvé malgrés les nombreuses critiques et moqueries de part et autre qu'il y avait une nouvelle voie envisageable, j'espère que l'avenir nous prouvera qu'on avait raison de le soutenir.

Un tandem Bayrou/DSK pour 2012 est en effet très séduisant. Ne soutenant pas Nicolas Sarkozy, François Bayrou s'est recentré à gauche, DSK lui à affirmé hier soir qu'il fallait mettre en œuvre la rénovation et qu'il était disponible pour cela. Quittera t-il le PS ? D'ailleurs quel est l'avenir du PS et plus généralement de la gauche ? Y-a-t-il de la place pour 2 au sein du Mouvement Démocrate ce nouveau parti initié François Bayrou ?

Je vous propose ci-dessous de retrouver mes différents billets sur les élections de cette année :




dimanche, avril 22 2007

Aux petits oignons

Je suis globalement satisfait du résultat d'aujourd'hui :

  • À 18% et quelques, c'est une victoire personnelle pour Bayrou et peut-être une victoire pour la France : Un nouveau parti centriste est né, on verra ce que ça donnera d'ici le 2e tour et aux législatives mais peut-être désormais l'opposition se trouve plus du côté du centre que de la gauche (ou de la droite en cas de défaite de Sarkozy) ;
  • Près de 30% pour Nicolas Sarkozy c'est énorme et 4 points d'écart avec Ségolène Royal c'est beaucoup. Contrairement à ce qu'on aurait été tenté de croire, le taux de participation a été favorable au candidat UMP ;
  • Aujourd'hui les Français se sont exprimés en masse avec un taux de participation historique ;
  • Le Pen a fait sa campagne de trop... curieux de voir comment le FN rebondira après lui maintenant. Il faut croire aussi qu'il est allé trop loin sur le finish avec son acharnement sur les grands-parents hongrois de Sarkozy qui d'ailleurs a réussi à convaincre une partie de son électorat. Je suis convaincu que c'est une bonne chose ;
  • Ça fait mal pour les petits partis, le vote utile a été dévastateur et pas sûr qu'il se révèle si utile que ça au final ;
  • Besancenot est bien placé pour reprendre la lead à l'extrême gauche : configuration intéressante dans le sens où le PS ne séduit plus vraiment, les électeurs ont clairement montré leur volonté de voir de nouvelles têtes. Le monde change, le paysage politique français doit changer ;
  • Une victoire pour Ségolène Royal donc qui accède au second tour et un échec pour le PS qui peine à convaincre et ne fédère pas comme il le devrait : l'équipe en place devrait sérieusement se remettre en question voire laisser sa place (Hollande, Lang, Fabius...).

Évidemment tout n'est pas joué, les électeurs de Le Pen et surtout Bayrou feront la différence. Il reste aussi 2 semaines et on parle d'un débat le mercredi 2 Mai. En attendant moi qui souhaitais un 2nd tour Bayrou/Sarkozy je suis satisfait. En ayant voté Bayrou je suis donc en phase avec 18% de mes concitoyens auxquels on peut ajouter les 30% du candidat UMP. Finalement je suis en phase avec près d'1 français sur 2, c'est plutôt pas mal.

samedi, avril 21 2007

Mon souhait pour dimanche soir

Dans quelques instants je m'apprête à aller voter Bayrou (oui ici on vote aujourd'hui, samedi). Mon souhait pour demain serait de voir un second tour avec Sarkozy et Bayrou, et n'en déplaise à Laurent Joffrin du journal Libération, je ne pense pas que la non présence du PS au 2nd tour soit catastrophique (voir sur Embruns)... Bien au contraire même, il semblerait que le scrutin d'il y a 5 ans ne leur a pas servi de leçon.

Préférant s'engouffrer dans la voie du vote utile (voir mon billet sur le scandale du vote utile), la chasse au chiraquisme demandant semaine après semaine la démission du président et/ou du gouvernement, la traque aux sarkosistes en rajoutant constamment de l'huile sur le feu et contribuant ainsi à stigmatiser un climat de haine et d'opposition (voir mon billet sur les évènement récent à la gare du nord), le parti socialiste n'a selon moi pas tenu le rôle rassembleur qui lui était dû et pour lequel il avait la responsabilité envers les Français. En effet, durant ces 5 dernières années le parti socialiste a contribué à diviser les Français autant, si ce n'est plus, que Nicolas Sarkozy.

Aujourd'hui je n'en peux plus de cette morale bien pensante de gauche, qui méprise l'électeur de droite et le fait passer au mieux pour un minable, au pire un facho (insulte fourre-tout mais pratique et surtout facile). Mais au delà de ça, surtout, je n'en plus de ce clivage gauche/droite qui pourrait tourner au ridicule mais tourne malheureusement à la tragédie. Voir aussi chez Koz les pratiques peu reluisantes des amis de Ségolène sur le finish.

Je voterai donc Bayrou dans l'espoir de voir un second tour Bayrou/Sarkozy et dans l'hypothèse d'un second tour Royal/Sarkozy je voterai Sarkozy : les 35h et les emplois jeunes me sont toujours restés en travers de la gorge et je reste persuadé que le code du travail doit être assoupli ou du moins revu en France pour en finir avec ce sacro-saint CDI. Enfin je pense que l'immigration est un sujet qui mérite d'être abordé avec sérieux et respect et en tant que citoyen français et résident canadien je ne serais évidemment pas contre une immigration sélective et choisie.

jeudi, avril 19 2007

Vers un parti d'extrême centre ?

Pour la gauche il ne fait aucun de doute que François Bayrou est de droite. Nicolas Sarkozy préfère s'en amuser pour mieux décrédibiliser son dangereux adversaire, pour lui François Bayrou est une girouette : il est tantôt à gauche, tantôt à droite... comme ça l'arrange en somme. Les supporters de François Bayrou eux n'hésitent pas parfois à affirmer que le candidat UDF est plus à gauche que la candidate PS. Le paysage politique français est tel que l'on doit pouvoir se définir sur un axe unique (d'où le clivage gauche/droite). Pratique en temps de campagne car ça permet de retrancher facilement l'adversaire, l'exercice est néanmoins périlleux : sur un axe unique on ne définit sa position que par rapport à la position des autres situés sur le même axe.

Ainsi Bayrou qui se voudrait au centre n'a pas pas d'autre choix que de se définir par rapport aux partis de droite et de gauche : Si Ségolène Royal est repoussée vers la droite, Bayrou n'a pas d'autre choix que de suivre la marche à droite et inversement si Bayrou veux exister à gauche il faudrait alors que la candidate veuille bien suivre le mouvement... Problème : à gauche de la candidate PS il y a déjà du monde qui demande aussi à exister alors qu'à droite il y a deux gros ténors qui sont biens où ils sont.

Si dessous, je me suis livré à un petit exercice, j'ai tenté de matérialiser notre paysage politique actuel rendu à une dimension unique :

Clivage gauche/droite en 1 dimensions

J'avoue ne pas savoir où placer Nihous et Schivardi, de toutes façons sur ce modèle il n'y pas de place pour ceux qui ne peuvent se situer clairement par rapport aux autres (c'est sûrement le gros problème des verts !). Pour exister et ne pas servir uniquement de zone tampon - même si ça l'arrange aussi - il faudrait que François Bayrou puisse s'extraire de cet axe unique (c'est ce que j'appelle l'extrême centre = ne pas penser sur une dimension unique). Faire ça reviendrait à matérialiser le paysage politique avec un nouveau modèle. Prenons par exemple un modèle à 2 dimensions avec 2 axes donc.

Ci-dessous je me suis donc amusé à placer nos candidats sur un modèle en 2d. J'ai conservé 2 axes gauche/droite... Pourquoi ? Parce que si on prend le programme et les idées d'un candidat comme Le Pen qui est le candidat d'extrême droite on constate, dans certains domaines, des similitudes avec certains candidats d'extrême gauche. Évidemment tout ça est très subjectif...

Clivage gauche/droite en 2 dimension

On pourrait pousser plus loin et positionner les candidats dans un modèle en 3D, ce qui nous donnerait 8 cubes de part et d'autre des axes, comme j'ai fait ci-dessous. Ce qui serait intéressant c'est de voir dans quel cube se trouve chaque candidat. Bon, j'ai pas eu le courage de placer les candidats sur ce modèle.

Clivage gauche/droite en 3 dimensions

L'idéal serait de pouvoir dégager une thématique pour chaque axe : Emploi / Éducation / Santé / etc. Par contre là on se retrouverait vite limité. En fait plus exactement, il faudrait autant de dimensions que de thématiques mais là j'ai bien peur que la lecture du modèle n'en soit que plus compliquée. Sur ce point la dimension unique est de loin la plus facile d'accès et la plus simple à lire pour ne pas dire simpliste. Pas étonnant dès lors qu'il soit si difficile de sortir du modèle gauche/droite à dimension unique. Think outside the box...

mercredi, février 14 2007

Le scandale du vote utile

21 avril 2002, Jean-Marie Le Pen, candidat pour le front-national accède au second tour de l'élection présidentielle.

L'opinion public nationale et internationale s'émeut et se scandalise : Rendez-vous compte, un candidat de l'extrême droite parvient au second tour des élections présidentielles en France ! Comment, un pays comme la France porteur de valeurs républicaines et démocrates souvent érigé en exemple voir en modèle a pu en arriver là ?

Le Les coupables semblaient tout trouvé : Les électeurs ? Un peu... Les candidats ? Peut-être... Les petits candidats ? Sûrement !

Lire la suite...

jeudi, février 8 2007

Vases communiquants

À chaque jour sa polémique, période pré-électorale oblige, l'actualité politique est plutôt chargée en ce moment. Si Jean-Marie Le Pen se fait discret dans les médias, son ombre plane pourtant au dessus de ces élections tel un couperet qui menace de s'abattre à tout moment.

Je vous ai parlé récemment des enjeux qui entourent le candidat FN, certains évènement survenus ces derniers jours me poussent à y revenir :

  • La visite de Nicolas Sarkozy à Rungis à la rencontre de “la France qui se lève tôt” (sic) durant laquelle on y voit le candidat en campagne échanger des mots avec des sympathisants Front National et leur dire en substance que Le Pen n'apportera pas de solution à leurs problèmes (comprendre que lui le peut) ;
  • L'entrée en campagne de José Bové qui fait de Nicolas Sarkozy son principal adversaire (“M. Sarkozy est un homme dangereux pour notre pays” sic) et déclare faire le maximum pour barrer la route du ministre de l'intérieur ;
  • L'émission de ce lundi soir sur TF1 consacrée à Nicolas Sarkozy et durant laquelle il a regrettablement évoqué certains clichés (les moutons qu'on égorge et l'excision entre autres) au sujet de l'immigration.

Si on peut comprendre que d'un point de vue électoral, Nicolas Sarkozy soit plus menaçant qu'un Jean-Marie Le Pen, il est intéressant de noter que José Bové fait de Nicolas Sarkozy l'homme à abattre. Ainsi on ne combat plus des idées, ni une idéologie, mais un homme.

Lire la suite...