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samedi 29 mars 2008

Non mais sérieusement !

En visite à Washington, la capitale des États-Unis, je me suis arrêté au Visitor's Center de la Maison Blanche. Il s'agit en fait d'une grande sale vieillotte et austère située dans un bâtiment historique d'une rue adjacente à la Maison Blanche. Bref, dans cette salle on y trouve pour beaucoup des panneaux recouverts de photos des différents présidents américains.

Parmi ces panneaux, il y en a un consacré aux familles des présidents sur lequel, entre des vieilles représentations austères de premières dames, des photos de Laura et autres Barbara Bush, et d'Hilary Clinton dans un de ses horribles tailleurs, on est irrémédiablement attiré par cette photo :

Jackie Kennedy

Et aujourd'hui, on voudrait nous faire croire qu'il suffit de se vêtir d'une robe et d'un chapeau au design vintage pour faire illusion ? Non mais soyons sérieux ! Entre l'un qui se prend pour Napoléon et l'autre pour la veuve d'un président assassiné, on se demande lequel des deux est le plus ridicule...

(Jackie Kennedy avait 31 ans lorsque son mari a été élu... rien que ça, ça force le respect).

lundi 4 février 2008

France, le fantasme démocrate

Heureusement que le CSA n'impose pas de quotas sur les élections américaines, les médias français seraient mal barrés. C'est dingue la différence de traitement entre les démocrates et les républicains. Il est vrai que d'une part l'enjeu démocrate est excitant (une femme Vs un noir) et que d'autre part le nombre de candidats à la course à la présidence plus élevé côté républicain pouvait porter à confusion. Maintenant que ça s'est rétréci (ne restent grosso modo que Mc Cain et Romney) on peut les appeler autrement que par des sobriquets du genre le vétéran de guerre, le milliardaire mormon ou le pasteur, c'est déjà ça.

En fait plus que de fantasme démocrate, j'aurais du parler de fantasme Obama. Il est vrai qu'en France on a déjà eu l'occasion d'élire une femme, c'était l'année dernière et, lui ayant bien réglé son compte, on serait un peu malvenus de vouloir donner la leçon, alors qu'avec Obama on peut y aller de son commentaire : Les Américains n'éliront jamais un noir ! Ils ne sont pas prêts ! etc. On connaît la rengaine.

Genre, on est prêt nous... alors qu'on en est encore à se féliciter lorsqu'un noir (avec un physique de mannequin) présente le 20h. Ils sont où les représentants des minorités dites visibles dans le paysage politique ? J'ai pas vraiment l'impression que l'hémicycle de l'assemblée nationale soit bien représentatif du paysage français. Mais à en coire certains commentaires, on serait prêt nous à élire un noir... ou - pourquoi pas, soyons fous, un arabe - à la présidence si l'occasion nous en était donnée. Bien sûr... Mais qu'on se rassure au Québec c'est pareil ! Les Québécois ne sont pas les derniers moralisateurs non plus (on se demande d'où ils tiennent ça !), on cherche aussi les minorités visibles ou personnalités issues de l'immigration dans le paysage politique. Mais à entendre certains commentaires là aussi eux seraient prêts... à condition que celui-ci soit francophone évidemment.

Bref, pour en revenir aux élections américaines, c'est vrai que l'option Obama est séduisante. Il rappelle par certains côtés Bobby Kennedy et incarne la jeunesse, et le renouveau, l'espoir d'une relance du pays qui repartirait sur des bases plus saines. En face l'option Clinton est à double tranchant, c'est la valeur sûre, une sorte de conservatisme démocrate, sa force est aussi sa faiblesse. Côté républicain, McCain semble bien parti et si je devais parier au final, je parierais sur lui... même si en bon Français je voterais pour Obama.

jeudi 27 décembre 2007

Benjamin Gates et le Livre des Secrets (Jon Turteltaub, 2007)

National Treasure: Book of Secrets en version originale voir fiche allociné.

C'est marrant parce qu'il y a des films qu'on n'attend pas, mais alors, pas du tout, et puis un jour on tombe sur une bande annonce presque par hasard, on reconnait Nicolas Cage et puis on s'exclame : Ah putain ils font une suite à Benjamin Gates ?. Et voilà comment en moins de temps qu'il n'en faut Le Livre des Secrets se retrouve être l'une des plus grosses attentes de cette fin d'année.

Benjamin Gates - title

Pourtant, c'était pas gagné d'avance, la promo est très discrète et à coté d'I Am Legend et Will Smith le film passerait presque inaperçu. Mais qu'on ne s'y trompe pas, si cette dernière production Bruckheimer des fêtes de fin d'année ne matraque pas la promo c'est surtout parce qu'elle n'a pas besoin de ça. Produit familial par excellence, Benjamin Gates n'a pas d'autre ambition que de divertir.

Le premier opus, Le Secret des Templiers était une bonne surprise, pas folichon mais néanmoins sympathique, le film avait le mérite de ressusciter un genre presque oublié : le film d'aventure (on pense évidemment à Indiana Jones) dans un contexte moderne. Cette suite confirme et est à bien des égards supérieure au premier faisant de Benjamin Gates une franchise qui revisite l'histoire américaine d'une manière très plaisante là où par exemple un Pirate des Caraïbes s'enlise dès le 2e épsode. Celà dit, Bruckheimer qui produit aussi les Pirates n'a pas son pareil pour lancer des franchises qui cartonnent.

Benjamin Gates - poster

Dans Le Livre des Secrets, Benjamin Gates tentera de laver l'honneur de son ancêtre qu'une page mystérieuse accuse d'être l'instigateur de l'assassinat du président Lincoln. Comme dans le trésor des templiers on a affaire à un vrai jeu de piste sur un rythme effréné en passant par Paris, Londres, Washington et le Mont Rushmore (pour une séquence mémorable). Les énigmes ne sont que des prétextes à revisiter une partie l'histoire américaine (la fin de la guerre civile, la statue de la Liberté, le resolute desk).

Une approche très maline de la part de Bruckheimer qui parvient à faire une franchise sur la naissance de la nation américaine sans toutefois en faire un film patriotique. D'ailleurs, à ce sujet, alors que l'on est habitué en ce moment à nous montrer le président sous un mauvais jour, même dans les plus gros blockbusters (voir Transformers par exemple), il semble que Hollywood veuille tourner la page Bush. En effet le président dans Benjamin Gates parait extrêmement sympathique est et interprété par Bruce Greenwood qui évoque furieusement Kennedy et qui par ailleurs a déjà interprété le président assassiné à Dallas dans le film 13 jours sur la crise des missiles de Cuba avec Kevin Costner. À la veille des élections présidentielles américaines souhaitons que ce soit un bon présage.

Sortie France le 13 Février 2008.

dimanche 9 septembre 2007

Preview : Vantage Point

Vantage Point - header

Durant une conférence au sommet sur le terrorisme en Espagne, une tentative d'assassinat a lieu contre le président des États-Unis. Les évènements seront reconstitués au travers du point de vue de différents personnages dont un touriste américain qui a filmé le scène, une reporter américaine d'une chaine de télévision et deux gardes du corps du président.

Avec pas moins de 4 présidents assassinés en moins de 200 ans d'histoire et un dernier (JFK) qui soulève encore le doute et attise toutes les passions (voir mon billet sur Bobby), s'il y a un sujet qui passionne plus les américains que le terrorisme c'est bien l'assassinat de leur président. En combinant terrorisme et assassinat on peut dire qu'on est servi.

Vantage Point - photo

On retrouve l'énorme Forest Whitaker (très bon dans The Shield) dans le rôle du touriste à la caméra, Sigourney Weaver en reporter ainsi que Denis Quaid (président dans Americain Dreamz - voir ma critique) et Matthew Fox (Lost), mais aussi Saïd Tagmahoui (La Haine). Casting de premier choix donc pour un film à la réalisation nerveuse (Jason Bourne semble avoir redéfini le cinéma d'action) mis en scène par Pete Travis, réalisateur inconnu de quelques programmes TV pas plus connus.

Voir bande annonce sur Apple.com et fiche Allociné.

Sortie le 15 février 2008 (19 mars 2008 en France sous le titre Angles d'Attaque).

dimanche 14 janvier 2007

They Live

Nul besoin de présenter John Carpenter l'éminent réalisateur américain spécialiste de la série B... En 1988, John Carpenter réalise “They Live” une violente charge contre l'american way of life si chère à George W. Bush et l'administration Reagan qui incarnait l'ultra-libéralisme américain.

À l'apogée de la guerre froide - a une époque où Hollywood n'a de cesse de pondre des films de propagande anti-soviet (Rocky IV, Rambo 2.. et 3, Top Gun, Red Heat) - mais seulement quelques mois avant la chute du bloc soviétique, les élections présidentielles américaines, et la fin du mandat de Ronald Reagan, “They Live” raconte l'histoire d'une invasion d'extra-terrestres belliqueux qui seraient déjà parmi nous. Pour se fondre plus facilement parmi la population, ces envahisseurs reçoivent des messages qui leur indiquent la conduite à tenir... Les messages étant cachés dans ce qui symbolise la société (de consommation) américaine : La publicité et les médias.

John Carpenter's They Live

Lire la suite...

dimanche 17 décembre 2006

Bobby - review

Film choral sur les heures qui précèdent l'assassinat du frère de l'ancien président américain lui même assassiné à Dallas, “Bobby” est réalisé par Emilio Estevez frère de Charlie Sheen et fils de Martin Sheen... lui aussi à l'affiche du film.

Mis à part la désagréable impression d'assister à un défilé des sympathisants démocrates d'Hollywood, “Bobby” est un film moyennement intéressant, tendance chiant même avec un final vraiment trop trop trop larmoyant ponctué par un générique illustrés avec photos d'archives qui offre le désagréable sentiment d'être à l'église pour la cérémonie d'enterrement ... avec 40 ans de décalage.

On ne saura jamais si Bobby Kennedy aurait fait un bon président. Sur ce, je vous laisse avec son discours prononcé à Indianapolis après l'assassinat de Matin Luther King :

Ladies and Gentlemen - I'm only going to talk to you just for a minute or so this evening. Because...

I have some very sad news for all of you, and I think sad news for all of our fellow citizens, and people who love peace all over the world, and that is that Martin Luther King was shot and was killed tonight in Memphis, Tennessee.

Martin Luther King dedicated his life to love and to justice between fellow human beings. He died in the cause of that effort. In this difficult day, in this difficult time for the United States, it's perhaps well to ask what kind of a nation we are and what direction we want to move in.

For those of you who are black - considering the evidence evidently is that there were white people who were responsible - you can be filled with bitterness, and with hatred, and a desire for revenge.

We can move in that direction as a country, in greater polarization - black people amongst blacks, and white amongst whites, filled with hatred toward one another. Or we can make an effort, as Martin Luther King did, to understand and to comprehend, and replace that violence, that stain of bloodshed that has spread across our land, with an effort to understand, compassion and love.

For those of you who are black and are tempted to be filled with hatred and mistrust of the injustice of such an act, against all white people, I would only say that I can also feel in my own heart the same kind of feeling. I had a member of my family killed, but he was killed by a white man.

But we have to make an effort in the United States, we have to make an effort to understand, to get beyond these rather difficult times.

My favorite poet was Aeschylus. He once wrote: "Even in our sleep, pain which cannot forget falls drop by drop upon the heart, until, in our own despair, against our will, comes wisdom through the awful grace of God."

What we need in the United States is not division; what we need in the United States is not hatred; what we need in the United States is not violence and lawlessness, but is love and wisdom, and compassion toward one another, and a feeling of justice toward those who still suffer within our country, whether they be white or whether they be black.

(Interrupted by applause)

So I ask you tonight to return home, to say a prayer for the family of Martin Luther King, yeah that's true, but more importantly to say a prayer for our own country, which all of us love - a prayer for understanding and that compassion of which I spoke. We can do well in this country. We will have difficult times. We've had difficult times in the past. And we will have difficult times in the future. It is not the end of violence; it is not the end of lawlessness; and it's not the end of disorder.

But the vast majority of white people and the vast majority of black people in this country want to live together, want to improve the quality of our life, and want justice for all human beings that abide in our land.

(Interrupted by applause)

Let us dedicate ourselves to what the Greeks wrote so many years ago: to tame the savageness of man and make gentle the life of this world.

Let us dedicate ourselves to that, and say a prayer for our country and for our people. Thank you very much. (Applause)

Robert F. Kennedy - April 4, 1968

mardi 24 octobre 2006

24 saison 6, premier trailer

Le trailer de la saison 6 de 24 est dispo depuis aujourd'hui. La saison 5 ayant placé la barre très haut, autant dire que cette saison 6 est attendue au tournant. Quoiqu'il en soit, les principaux à retenir de ce trailer :

  • Ça fait plaisir de voir que Toyota est toujours de la partie au moins on n'est pas dépaysé ;
  • La présentation du trailer par Kiefer Sutherland fait un peu présentation de candidat en campagne électorale... je sais pas si c'est voulu mais bon, quelque part, ça le fait et on aurait presque envie de s'écrier “Jack Bauer président !!!? ;
  • “John Cage? qui joue le conseiller du président c'est osé niveau casting quand même ;
  • D'ailleurs au sujet du président, c'est le petit Palmer qui s'y colle et prend la relève de son frère... du coup ça nous renvoit directement aux Kennedy (Bobby sera t-il à la hauteur ?) ;
  • Jack Bauer qui revient d'entre les morts pour être sacrifié et encore une foix torturé et qui plus est barbu comme Jésus fallait oser aussi ;
  • On retrouve Chloé, Bill Buchanan et Curtis, ça fait plaisir ;
  • Un trailer résolument orienté action.

Encore 2 mois et quelques jours à attendre...

vendredi 3 mars 2006

Jack Bauer au cinéma ?!

À défaut de retrouver Jack Bauer dans une adaptation cinéma de la série 24, c'est avec plaisir que l'on retrouvera Kiefer Sutherland accompagné de Eva longoria (qui interprète la pétillante Gabrielle Solis dans la série star de la chaîne ABC : Desperate Housevives) donnant la réplique à Michael Douglas et Kim Basigner.

La bande annonce est disponible dans la partie "trailers" du site Quicktime. Le film semble être plus proche du fugitif que de 24, mais ça peut être intéressant de voir Kiefer Sutherland pourchasser son alter-ego de 24.

En effet, Michaeal Douglas interprète un héros des services secrets de la maison blanche suspecté de tentative d'assassinat envers la présidence. Comme le docteur Kimble du Fugitif, Garrison - le personnage interprété par Michael Douglas - tentera de prouver son innocence en recherchant le vrai coupable. Kiefer Sutherland jouera le rôle du marshal de service épaulé par la séduisante Eva Longoria.

Fait amusant : le nom de Garrison est probablement une référence au procureur qui a enqueté sur l'assassinat de John F. Kennedy et qui fut le personnage principal, interprété par Kevin Costner, du film d'Oliver Stone JFK.

Sortie américaine prevue le 21 Avril alors que la sortie française n'est prevue qu'en Septembre