LE DEBUGGER's blog

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mardi, septembre 18 2007

Michael Bay au sujet de l'administration Bush

Dans une note récente sur son blog, le réalisateur Michael Bay critiquait sévèrement George Bush et sa politique en Irak. Aujourd'hui cette note ne figure plus sur le blog et comme je vous l'expliquais dans ce billet ce n'est pas la première fois que Bay revient sur ses paroles.

Comme vous pouvez le voir ci-dessous, grâce à Google reader cette note n'est pas définitivement perdue et c'est d'autant mieux car personnellement je trouve ça assez énorme :

Bay about Bush - Google Reader capture

Ci-dessous une capture d'aujourd'hui du blog de Michael Bay qui nous montre clairement qu'il manque un billet :

Bay blog capture

Voici maintenant l'intégralité de la note , ou comment on apprend qu'un haut dignitaire d'Air Force One aurait fait une demande du DVD de Transformers auprès de la production.

The President spoke - the same blah blah blah, tweaked smile, like he's pulling to wool over us, blah blah - We are safer at home by fighting in Iraq, yeah right. I feel safe at night spending generations of money we don't have. Bush just wants to prolong the agony until the next President gets in office so it will be someone else's nightmare. At least AIR FORCE ONE will be supplied with the official DVD of Transformers - as requested by the top Air Force General to our offices. Depressing yes. But I just saw the first IMAX print of Transformers. Not depressing - freakin AWESOME! They need to bottle the magic of IMAX because it's the future of cinema. It comes out next Friday the 21st. I added some extra scenes. Transformers 2, well that's another story. Iching to work pre strike (June) so I might jump ship and come back a year or so later cause people at the studio have been dragging for two months. Not sure why. I'll keep you informed.

Ironique quand on sait que Bay entretient de très bons rapports avec l'armée qui lui apporte un soutien logistique pour la plupart des ses films. Comique quand on voit comment le président (à bord d'Air Force One justement) est représenté dans Transformers (les doigts de pieds en éventails).

L'histoire ne nous dira malheureusement pas si George Bush regardera le film en compagnie de Nicolas Sarkozy.

lundi, août 6 2007

The Bourne Ultimatum (Paul Greengrass - 2007)

Plus nerveux, plus dense, plus confus aussi, ce Bourne Ultimatum est du condensé de Bourne qui ne déçoit pas ou très peu, c’est assurément le meilleur blockbuster de l’été et un des meilleurs film de cette année.

D'un point de vue formel le film est égal à la trilogie et Bourne est égal à lui même. On a toujours ces scènes de poursuites magistrales qui ne sont toutefois jamais les mêmes : les auteurs savent se renouveler (à Tanger, à moto dans les rues et à pied sur les toits par exemple). Et il y a aussi des scènes typiquement Bourne comme celle réellement jubilatoire dans la gare de Waterloo à Londres infestée d'agents de la CIA avec les types du centre d'opération qui assistent impuissants et à distance au Jason Bourne Show qui déjoue un à un tous leurs pièges (imaginez la scène de l'ambassade du premier en 4 fois plus long et 10 fois plus speed, mélangée avec la scène d'intro à Berlin du 2e). Montage, mise en scène, maîtrise de l’espace, tout y est. On appréciera aussi le réalisme ordinaire des scènes d'action qui évitent le trop plein de spectaculaire (on n'est définitivement pas dans un James Bond et ses cascades orchestrées par Remi Julienne inc., je repense encore à cette intro bien pourrie et gratuite de Casino Royale sur le chantier et l'immeuble en construction). Avec Bourne c'est du cash, du brut, sans chichi : le mec se bat à mains nues, avec un journal, un livre ou encore une serviette !

Comme dans les épisodes précédents, la BO vraiment très bonne. Le film se clôt toujours sur la chanson de Moby, mais le bonheur commence dès l’apparition du logo Universal : il suffit d’entendre les quelques notes du thème principal pour avoir des frissons, c'est bon signe. Je pense que comme Star Wars, James Bond, Indiana Jones, ou encore Retour vers le Futur, la série des Bourne est désormais un classique du cinéma et le thème principal est désormais un classique des thèmes de cinéma. Il se prête parfaitement à l’action et on entend, de surcroit, plusieurs variations du même thème.

J'espère qu'ils s'arrêteront là avec cet épisode qui clôt en beauté une trilogie cohérente, dense, intéressante et divertissante. Une suite serait l'épisode de trop avec Bourne qui deviendrait une caricature de lui-même alors que là c'est juste comme il faut.

Au-delà de tout ça, c’est aussi probablement l’épisode le plus politique des trois. Je comprends mieux maintenant les paroles de Matt Damon que j’évoquais dans ce billet.

Ci-dessous je développe l'approche politique mais attention, dans le texte qui suit il y a des révélations sur certaines scènes, à lire à vos risques et périls :

Lire la suite...

samedi, août 4 2007

Matt Damon à propos de la saga “Bourne”

Le journal anglophone de Montréal The Gazette, nous rapportait cette semaine à l'occasion de la sortie du 3e Bourne The Bourne Ultimatum (voir ma preview) ces propos de Matt Damon (à lire en intégralité ici) :

Now, with The Bourne Ultimatum, Matt Damon believes he's playing someone whose history reflects the turbulence of America in the new millennium.

“The first one is a 9/ll movie - all the fear, all of the paranoia. The second one is set in 2004 - things are starting to turn in Iraq, and now this kind of American guy, this iconic American figure, is apologizing and atoning for his misdeeds, for things that he's done - he's taking responsibility. Now, we have this new movie, ending where Bourne is pulling the gun and putting it to the head of the person who lied to him. Each movie is very much a reflection of the time in which it's made.”

Le film est sorti ici vendredi, je le vois aujourd'hui. On pourrait difficilement passer à côté, c'est le dernier gros film de l'été (ok y a bien Rush Hour 3 mais on va tenter de pas y penser), on bouffe du Bourne à toutes les sauces. C'est, normalement, le dernier de la saga... du moins avant 10 ans si on en croit les déclarations de Matt Damon qui s'est dit open seulement si on vient le chercher avec l'idée d'un Bourne 10 ans après avec son passé qui le rattrape, etc.

Sinon comme le disait dans ce billet, je me suis refait les deux premiers et ils sont tous les deux excellents et différents à la fois. Le premier (The Bourne Identity) est plus nerveux, plus physique alors que le second (The Bourne Supremacy) est plus calme, plus posé et met longtemps à démarrer. Il est aussi plus psychique (on y voit un Bourne qui regrette ses actes passés). Un truc intéressant dont je ne me souvenais plus : le film se termine à New York, j'imagine là où il commencera dans ce 3e opus. On y voit Bourne téléphoner à Pamela Landy (de la CIA) et prononcer ces mots :

I hear you're still looking for me

Cette scène est aussi dans le trailer de The Bourne Ultimatum, j'aime bien ce genre de petit détail. Pressé de voir le film !