LE DEBUGGER's blog

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

lundi, août 6 2007

The Bourne Ultimatum (Paul Greengrass - 2007)

Plus nerveux, plus dense, plus confus aussi, ce Bourne Ultimatum est du condensé de Bourne qui ne déçoit pas ou très peu, c’est assurément le meilleur blockbuster de l’été et un des meilleurs film de cette année.

D'un point de vue formel le film est égal à la trilogie et Bourne est égal à lui même. On a toujours ces scènes de poursuites magistrales qui ne sont toutefois jamais les mêmes : les auteurs savent se renouveler (à Tanger, à moto dans les rues et à pied sur les toits par exemple). Et il y a aussi des scènes typiquement Bourne comme celle réellement jubilatoire dans la gare de Waterloo à Londres infestée d'agents de la CIA avec les types du centre d'opération qui assistent impuissants et à distance au Jason Bourne Show qui déjoue un à un tous leurs pièges (imaginez la scène de l'ambassade du premier en 4 fois plus long et 10 fois plus speed, mélangée avec la scène d'intro à Berlin du 2e). Montage, mise en scène, maîtrise de l’espace, tout y est. On appréciera aussi le réalisme ordinaire des scènes d'action qui évitent le trop plein de spectaculaire (on n'est définitivement pas dans un James Bond et ses cascades orchestrées par Remi Julienne inc., je repense encore à cette intro bien pourrie et gratuite de Casino Royale sur le chantier et l'immeuble en construction). Avec Bourne c'est du cash, du brut, sans chichi : le mec se bat à mains nues, avec un journal, un livre ou encore une serviette !

Comme dans les épisodes précédents, la BO vraiment très bonne. Le film se clôt toujours sur la chanson de Moby, mais le bonheur commence dès l’apparition du logo Universal : il suffit d’entendre les quelques notes du thème principal pour avoir des frissons, c'est bon signe. Je pense que comme Star Wars, James Bond, Indiana Jones, ou encore Retour vers le Futur, la série des Bourne est désormais un classique du cinéma et le thème principal est désormais un classique des thèmes de cinéma. Il se prête parfaitement à l’action et on entend, de surcroit, plusieurs variations du même thème.

J'espère qu'ils s'arrêteront là avec cet épisode qui clôt en beauté une trilogie cohérente, dense, intéressante et divertissante. Une suite serait l'épisode de trop avec Bourne qui deviendrait une caricature de lui-même alors que là c'est juste comme il faut.

Au-delà de tout ça, c’est aussi probablement l’épisode le plus politique des trois. Je comprends mieux maintenant les paroles de Matt Damon que j’évoquais dans ce billet.

Ci-dessous je développe l'approche politique mais attention, dans le texte qui suit il y a des révélations sur certaines scènes, à lire à vos risques et périls :

Lire la suite...

dimanche, janvier 7 2007

The Good Shepherd (Robert De Niro - 2006)

Edward Wilson believed in America, and he would sacrifice everything he loved to protect it.

Tel est la tagline du deuxième film de Robert De Niro après “A Bronx Tale” (''Il était une fois le Bronx''). Tout comme “A Bronx Tale” plantait son décor dans le milieu mafieux du Bronx, dans “The Good Shepherd” (le bon berger) le contexte historique de la guerre froide et de l'intelligence américaine ne sert que de prétexte à De Niro pour évoquer la figure paternelle omniprésente durant le film... Ce n'est donc pas juste un film sur les débuts de la CIA ... loin de là même, et c'est tout ce qui en fait son intérêt. De Niro se révèle être définitivement un très bon metteur en scène rempli d'humanité et... d'humilité.

The Good Shepherd

Durant tout le film on suit le parcours d'Edward Wilson - interprèté Mat Damon - depuis la fin de ses études et son intégration dans la fameuse confrérie organisation secrète Skull and Bones jusqu'à son ascension au sein de la CIA, tournant ainsi les premières pages de la guerre froide. Durant toute ses années Wilson devra choisir entre servir son pays et préserver sa famille. Le film dure 2h45, De Niro prend son temps et même qu'au bout d'une heure on se prend à regarder sa montre et puis sans prévenir comme ça, le film repart de plus belle et on ne voit pas le temps passer.

Sinon, coté casting Joe Pesci a pris un sacré coup de vieux (cela dit on le voit moins d'une minute, mais son échange avec MatT Damon est énorme) et on est vraiment content pour Alec Baldwin qui a décidément bien su orienter sa carrière comme il faut... aprés ça, ça et ça on l'aurait pourtant cru fini et enterré ! Enfin Matt Damon est toujours impeccable de solitude dans un personnage qui ne le change finalement pas d'un “Bourne” ou du rôle qu'il a tenu récemment dans “The Departed”.

Sortie en France en Mars 2007.

Pour continuer l'analyse un peu plus loin cliquez sur lire la suite, mais attention dans ce qui suit il y aquelques révélations sur le film...

Lire la suite...

jeudi, décembre 14 2006

The Good Shepherd - Preview

Un film sur les début de la CIA ne peut être que labélisé DEBUGGER... et niveau casting au moins avec ça on est prévenu :

The Good Shepherd

On notera encore la présence d'Alec Baldwin qui parvient à se positionner toujours convenablement et Matt Damon semble devenir de plus en plus incontournable (vivement le prochain Bourne !!!). Vous pouvez visionner la fiche Allociné et la bande-annonce pour vous faire une idée.

Sortie sur les écrans américains le 22 décembre et le 21 Mars 2007 en France... ne pas confondre avec “The Good German” de Steven Soderbergh qui sort le même jour ici.