National Treasure: Book of Secrets
en version originale voir fiche allociné.
C'est marrant parce qu'il y a des films qu'on n'attend pas, mais alors, pas du tout, et puis un jour on tombe sur une bande annonce presque par hasard, on reconnait Nicolas Cage et puis on s'exclame : Ah putain ils font une suite à Benjamin Gates ?
. Et voilà comment en moins de temps qu'il n'en faut Le Livre des Secrets
se retrouve être l'une des plus grosses attentes de cette fin d'année.

Pourtant, c'était pas gagné d'avance, la promo est très discrète et à coté d'I Am Legend et Will Smith le film passerait presque inaperçu. Mais qu'on ne s'y trompe pas, si cette dernière production Bruckheimer des fêtes de fin d'année ne matraque pas la promo c'est surtout parce qu'elle n'a pas besoin de ça. Produit familial par excellence, Benjamin Gates
n'a pas d'autre ambition que de divertir.
Le premier opus, Le Secret des Templiers
était une bonne surprise, pas folichon mais néanmoins sympathique, le film avait le mérite de ressusciter un genre presque oublié : le film d'aventure (on pense évidemment à Indiana Jones
) dans un contexte moderne. Cette suite confirme et est à bien des égards supérieure au premier faisant de Benjamin Gates
une franchise qui revisite l'histoire américaine d'une manière très plaisante là où par exemple un Pirate des Caraïbes s'enlise dès le 2e épsode. Celà dit, Bruckheimer qui produit aussi les Pirates n'a pas son pareil pour lancer des franchises qui cartonnent.
Dans Le Livre des Secrets
, Benjamin Gates tentera de laver l'honneur de son ancêtre qu'une page mystérieuse accuse d'être l'instigateur de l'assassinat du président Lincoln. Comme dans le trésor des templiers on a affaire à un vrai jeu de piste sur un rythme effréné en passant par Paris, Londres, Washington et le Mont Rushmore (pour une séquence mémorable). Les énigmes ne sont que des prétextes à revisiter une partie l'histoire américaine (la fin de la guerre civile, la statue de la Liberté, le resolute desk).
Une approche très maline de la part de Bruckheimer qui parvient à faire une franchise sur la naissance de la nation américaine sans toutefois en faire un film patriotique. D'ailleurs, à ce sujet, alors que l'on est habitué en ce moment à nous montrer le président sous un mauvais jour, même dans les plus gros blockbusters (voir Transformers
par exemple), il semble que Hollywood veuille tourner la page Bush. En effet le président dans Benjamin Gates
parait extrêmement sympathique est et interprété par Bruce Greenwood qui évoque furieusement Kennedy et qui par ailleurs a déjà interprété le président assassiné à Dallas dans le film 13 jours
sur la crise des missiles de Cuba avec Kevin Costner. À la veille des élections présidentielles américaines souhaitons que ce soit un bon présage.
Sortie France le 13 Février 2008.

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