L'opération de marketing viral sur Internet qui a précédé la sortie de Cloverfield
(voir preview) pourrait être un cas d'école, mais réduire le succès du film (46 millions de $ en 4 jours pour un budget estimé à 30 millions de $) au marketing serait aussi une erreur. Il est ainsi bon de rappeler les similitudes du Projet Blair Witch tant au niveau du marketing que du projet en lui-même. Par ailleurs, il faut aussi mentionner que le producteur, JJ Abrams, à l'origine du projet Cloverfield
est un créateur qui a déjà usé des mêmes procédés promotionnels avec sa série phare Lost
en étendant son univers au-delà du film ou de la série (voir le projet Dharma et la fondation Hanso).
Cloverfield
, est un film de monstre post-11 septembre comme le cinéma japonais avec Godzilla
ainsi que la télévision japonaise (Spectreman) en produisirent à la pelle après la Seconde Guerre Mondiale jusqu'à la fin de la guerre froide. C'est dire l'ampleur du traumatisme du 11 septembre pour les Américains qui à ce titre renvoie directement à l'humiliation et la barbarie qu'ont vécues les Japonais avec la bombe atomique... Qui, ironiquement, était lâchée par les Américains.
L'originalité de Cloverfield
se situe dans son côté images d'archives prises par un particulier avec une caméra vidéo. Auparavant, les images d'archives de catastrophes ou zones de guerre étaient principalement des images de presse, aujourd'hui avec la multiplication des appareils électroniques embarqués (APN, caméras vidéos, téléphones mobiles, etc.), ces images proviennent de plus en plus des protagonistes au cœur de l'action, qu'ils soient militaires ou civils. L'action de Cloverfield
, elle, débute lors d'une soirée d'adieu en l'honneur du personnage principal qui s'en va habiter... au Japon (tiens donc !).
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