Retour de vacances, 2e partie : Sarah Palin
Par Mox Folder sur lundi, septembre 8 2008, 06:00 - Actualité - Lien permanent
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Sarah Palin
Les scénariste hollywoodiens n'ont parfois pas à aller bien loin pour nous pondre des scénarios abracadabrants. Ainsi, alors qu'Obama désignait pour le seconder Joe Biden un vieux briscard de Washington (membre du Sénat depuis 1973) dont le fils a servi en Irak - il faut bien ça pour combattre le vétéran McCain, ce dernier débarque avant la convention républicaine avec un choix imprévisible : Sarah Palin, femme, relativement jeune, mère de famille, peu expérimentée
et surtout en dehors de l'appareil politique de Washington.
M. McCain, qui fêtait hier ses 72 ans, a avant tout voulu présenter Mme Palin comme une réformiste à son image. Il a déclaré avoir choisi sa colistière après avoir cherché le partenaire politique «le mieux à même de l'aider à secouer» l'establishment politique à Washington. «Elle est exactement celle dont j'ai besoin. Elle est exactement celle dont ce pays a besoin pour m'aider à combattre ces vieilles politiques washingtoniennes du "moi d'abord, le pays ensuite"», a assuré McCain. Le bilan de Mme Palin, faisait hier valoir le clan McCain, est exemplaire en matière de réforme, d'approche bipartisane et de lutte contre la corruption. Le devoir
J'ai suivi un peu quelques discours de la convention républicaine entre deux chambres d'hôtel cette semaine et j'en ai retenu 2 choses :
- Country first : le slogan républicain ;
- Washington is broken : une républicaine a axé tout son discours là dessus, et par washington is broken ils entendent par là, pas seulement le gouvernement Bush, mais aussi les magouilles, la politique politicienne, la corruption et ce du coté démocrate comme républicain.
Si l'argument tous pourris est certes populiste (Le Pen s'est souvent aventuré sur ce terrain, il est facile de pointer du doigt les faiblesses humaines de la tentation du pouvoir quand on n'y a jamais ou très peu goûté soi-même), il s'agit là plutôt d'une approche qui est plus sous l'angle tous coupables, ou plutôt tous responsables. En gros : C'est la merde, l'administration Bush y est surement pour quelque chose, mais c'est surtout de la faute aux parlementaires.
Une approche qui à le mérite d'afficher une directive claire et concrète car, comme Sarkozy, McCain se pose en réformiste. À partir de là le choix de Sarah Palin parait évident : gouverneur de l'alaska, elle apparaît comme totalement en dehors de l'appareil politique de Washington.
Rajoutez les frasques de ces derniers jours : le fait que ce soit une femme, ses 5 enfants, le scandale sur sa fille, etc. Les médias n'ont parlé que de ça, ambition et carrière, famille, etc. Les sujets préférés des républicains mais aussi des sujets que les américains affectionnent particulièrement.
McCain a du marquer beaucoup de points cette semaine. J'ai l'impression que l'un est ancré dans le concret, le réel alors que l'autre se vautre dans le mythe et l'espoir. Faire rêver c'est bien, mais est-ce suffisant ?
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