Burnout Paradise
Par Mox Folder le jeudi, janvier 17 2008, 15:52 - Jeux Vidéo - Lien permanent
Disponible depuis quelques semaines sur le Playstation Store, j'ai pu m'essayer à la démo de Burnout Paradise
sur PS3.

Si comme moi vous aimez beaucoup Burnout 2
sur PS2 pour ses courses endiablées qui s'enchainent, ses sensations de conduite, son mode de crash et si comme moi les concepts de jeux à aire ouverte et missions à effectuer style GTA vous bourrent le mou, alors je vais vous faire économiser 60 pièces : N'achetez pas Burnout Paradise
!
Oui, le moteur graphique est très beau, la modélisation est plus que correcte, l'ambiance sonore nous plonge dans l'action comme il faut, oui le jeu est très rapide mais pourquoi a-t-on constamment ce sentiment d'être pris pour un ado débile de 13 ans ??? J'ai l'air d'avoir 13 ans ? non ! Y a 13 ans je découvrais Daytona USA
en salle d'arcade avec ses courses de folie à plusieurs et j'avais pas l'impression d'être pris pour un con lorsque le présentateur lançait laconiquement en début de course : Gentlemen start your engine !
.
C'est que le marketing a du bosser fort chez EA, on prend GTA, on enlève tout scénario, on remplace les gens par des voitures pour s'assurer que le jeu soit tout public - on enlève même les pilotes des voitures (ce serait dommage de se priver d'une partie du public avec un jeu M for mature
et tuer la machine à cashback dans l'œuf), on saupoudre le tout avec des ''tunes'' de rock pour les djeuns (dont Paradise City
de Guns'n'Roses), on blinde les circuits de panneaux publicitaires en tout genre, et pour enfoncer le clou on nous impose la voix débile et surtout débilisante d'une animatrice de radio au nom évocateur de DJ Diabolica (ça a du brainstormer sévère pour pondre ça !).
À la limite on pourrait admettre tout ça et se résigner, le jeu vidéo est devenu une industrie, c'est le prix à payer pour avoir de grosses productions de qualité... sauf que ce qui faisait l'essence même de Burnout
semble avoir disparu : les sensations de conduite ne sont plus là, le circuit étant encadré par les éléments de la ville on est vite remis sur la piste, peu importe si on fait un écart de conduite. Aussi, bizarrement, lorsque vous freinez au frein à main vous faites automatiquement un virage à 180° (ok c'est de l'arcade mais on aimerait un minimum de simulation là !). Les crashs sont d'une complaisance rare (hypocrisie typique de ce genre de production qui enlève tout élément, à priori, subversif tout en sublimant des crashs de voitures et magnifiant la vitesse), là ou au moins Burnout 2
conservait une certaine distance durant le jeu (excès de réalisme pour Burnout Paradise
?).
Les développeurs du jeu originel n'ont jamais caché s'être inspiré du jeu d'arcade de Sega Daytona USA
pour recréer les même sensations de jeu. L'ironie aujourd'hui c'est que je retrouve plus les sensations originales de Burnout
avec Motorstorm
(vendu avec ma PS3) qu'avec ce Burnout Paradise
. Comble de l'ironie, s'il n'était pas vendu avec la PS3, je n'aurais jamais acheté Motorstorm
.
Par contre, tout ce qui s'articule autour du jeu en réseau a l'air assez puissant... cela dit ça ne m'intéresse absolument pas.
Commentaires
Ce n'est que la version démo donc atends avant de trop critiquer...
Ouais mais toi tu peux pas être objectif !
Sinon j'ai testé la version de démo de The Club de Sega aussi ça à l'air vraiment bien, de l'arcade bourrin et bien fait, sans bavures !