Martin Slater est un des créateur du jeu Bioshock pour 2K Games Australia, ci-dessous il s'exprime aux sujet des DRM appliqués sur la version PC du jeu :

Quand ils sortent un jeu sur Xbox 360 et PC, les éditeurs ne veulent pas perdre des ventes sur console à cause du piratage sur PC... Et si les gens peuvent obtenir gratuitement le jeu sur PC, ils risquent de ne pas l’acheter sur Xbox 360.

Marrant la corrélation qu'il fait entre piratage sur PC et les risques de méventes sur une console de jeux, c'est surtout révélateur à mon sens d'une méconnaissance totale du marché. Sans compter que ces DRM sur-restrictives (limitant le nombre d'installations et connexion à Internet requise, qui s'apparentent plus à du suicide commercial qu'autre chose) considèrent encore une fois le consommateur comme un voleur potentiel en puissance... tout ça basé sur des idées reçues : Ils risquent...

Heureusement il y a des gens comme Chris Delay, d’Introversion qui semblent avoir compris et ne considèrent pas nécessairement les consommateurs comme des cochons qui viennent à la soupe :

Nous devons parler de "consommateurs à convaincre", et pas de "pirates". Et nous devons considérer que les versions pirates des jeux, qui apparaîtront forcément, ne sont que de grosses démos. Enfin, nous devons offrir quelque chose de plus pour ceux qui décident ensuite d’acheter le jeu.

Puis Chris Delay répond à l'argument comme quoi, le jeu n'aurait pas été piraté pendant 13 jours, favorisant ainsi les ventes en magasins et justifiant d'autant plus l'application des DRM :

Pour moi, explique-t-il, ce n’est pas un argument pour les DRM. C’est un argument massif contre la vente en magasins, où toutes les ventes se font dans les premiers jours.

Tout est dit, ceci est un bel exemple de ce que j'expliquais récemment dans ce billet sur l'impossibilité pour certains acteurs du métier à se défaire de leur modèle brick and mortar dans lequel il sont empêtrés.

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