Ci-dessous on a carrément une scène d'introduction à Second Life : si vous ne connaissez pas on vous l'explique brièvement avec des mots techniques comme cosplay.

C'est vraiment bien fait, les scénaristes ont du s'amuser avec le cahier des charges fourni, après la brève d'introduction on a la séquence de l'avatar...

... Une fois l'avatar créé on se familiarise avec les rudiments avec une petite scéance de drague en prime. Ça à l'air très simple et accessible à première vue, d'autant qu'à plusieurs reprises dans l'épisode on nous dira que les rencontres se poursuivent parfois en live. On abordera aussi les Linden Dollars.

Résumons : sexe, argent, il manque quoi ? La violence, l'action : Là c'est la séquence adrénaline, des fois qu'on se dise Mais à quoi ça sert second life ? à rien ? ... Bon non, tu vois on peut aussi jouer !!! même si au début on te dit que c'est pas un jeu vidéo ;o) Là c'est mieux qu'un jeu vidéo parce que c'est ton avatar qui risque ses couilles, c'est comme la vraie vie mais en faux, on peut être qui on veut et se battre contre qui on veut, même César wouaaahhh, sauf que quand tu reçois un coup de hache t'as pas mal.

Au niveau où on est rendu là je pense que quiconque ne connait pas Second Life, qu'on en ait déjà entendu parler ou non, ne peut être qu'intrigué. C'est du tout bénef pour Second Life mais je ne suis pas sûr que ce soit tout bénef pour CSI: NY et surtout les téléspectateurs qui peuvent se sentir lésés (même si la production assure que non - cela dit on n'aura la suite qu'en février 2008, ça laisser le temps d'aller galérer sur 2nd Life). Ça me fait penser aux univers cross-médias de Matrix et peut-être bientôt Heroes.

D'autre part et ça c'est plus général - que ce soit à la TV ou au cinéma - je suis toujours peiné par la pauvreté cinématographique dans la mise en scène des univers virtuels et plus généralement les interfaces d'ordinateurs. C'est souvent plat, cheap et trop démonstratif. Dans la cas présent ça se comprend : on n'est plus devant une série TV mais une publicité de 45 min, c'est du publi-reportage-fiction quoi en gros : après le reality fiction, le publi-fiction. Si vous avez déjà vu le film Harcèlement avec Michael Douglas vous voyez alors de quoi je veux parler sur la représentation des univers 3D (à l'époque on était en pleine folie réalité virtuelle), n'est pas Spielberg qui veut (cf. Minority Report).

“It was visually marvelous,” Mr. Zuiker said. But he had some advice for the computer animators who would create the machinima (as in, cinema from a machine) to be used on his show. “My mantra was: Make sure it’s ‘Sgt. Pepper.’ Make sure the level of detail is such that when a viewer sees it, it will look like a whole other world. ‘Willy Wonka’ with a ‘CSI: NY’ vibe. (NY Times - Lire cet article du NY Times)”