Cas de conscience : quand on travail dans mon domaine on doit avoir un niveau de tolérance assez élevé face au stupidités que le marketing et le commerce peuvent engendrer parfois. En atteste les trois exemples ci-dessous... pas facile parfois de rentrer d'une belle journée ensoleillée pleine de rêves et de promesses, de lire ses flux RSS et d'enchainer 3 inepties :

  • Opération promo avec Dailymotion pour le film Superbad (Super Grave en français) via Aziz : opération totalement crétine, le film est plutôt bon et sincère et ne mérite surement pas ça... C'est pas grave en soit, c'est anodin et c'est peut-être finalement pour ça que ça me hérisse autant les poils. L'UGC (User Generated Content) là ne sert qu'à palier au manque de créativité et d'inspiration. Allez, je vous invite plutôt à lire ou relire l'interview des acteurs et auteurs du film dont je parlais dans ce billet ;
  • Affiche pour Mercedes vantant les 8 huit airbags d'une voiture (via Greg) : Je trouve ça horrible, ni plus ni moins... je suis pourtant pas féministe et ne manque pas d'humour ni de dérision. Certes le message passe et s’imprime dans les esprits comme le souligne Greg, est-ce pour autant qu'on doit tout se permettre ? Pas sur... en même temps comme je le disais ci-dessus, y a rien de grave (je pensais juste qu'on avait arrêté de prendre de la coke à la fin des années 80 dans les agences de pub, je veux dire, sur le papier dans la salle de brainstorming je comprend qu'on puisse trouver l'idée bonne mais je comprend pas qu'on puisse aller au bout avec un tel concept) ;
  • Un affiche rétro pour Coca Cola (via Damdam) : et on ose dire parfois que tout le fout camps, c'était mieux avant blablabla alors qu'une publicité comme celle là serait aujourd'hui - à juste titre - totalement inimaginable. Même un publicitaire cocaïné jusqu'à la moelle n'oserait pas coucher une telle idée sur le papier (vive le conditionnement oui je sais, en ces temps de global warning il ne fait pas bon s'attaquer à certains tabous).

Ce dernier exemple est typique : Qu'aurais-je fait si j'avais été un jeune designer plein d'avenir dans l'Allemagne des années 30 ? La question est brutale mais mérite d'être posée je pense, il est toujours bon de se remettre en question et rester aware.