Dans mon billet sur l'épisode 5 de la série “Rome”, j'avais laissé sous-entendre que ce qui faisait la principale qualité de cette série c'était le savant mélange de fiction et d'Histoire.

Un charmant et agréable commentateur (lire le commentaire) est venu apporter un lien très intéressant qui traite justement de la véracité historique de la série de HBO (voir Le Monde Dipomatique). Je ne vais pas remettre en cause ce qui y est dit, je n'en ai tout simplement pas les compétences, par contre ce commentaire ouvre un débat intéressant sur la véracité historique dans une œuvre de fiction.

Oui, Rome est avant tout une œuvre de fiction, comme toute œuvre elle se doit de captiver son public d'une part, et d'autre part elle est le reflet de la vision du ou des auteurs. S'il faut faire des sacrifices sur la véracité historique - au risque de travestir l'Histoire - pour rendre cette œuvre d'autant plus intéressante et palpitante à suivre, moi je dis banco. Là où se situe le principal intérêt de Rome selon moi c'est le contexte politique, à savoir : l'ascension au trône de César, les guerres intestines qui ont suivi jusqu'à la prise de pouvoir par Octave. Sur ce point là il ne me semble pas que l'Histoire ait été trahie.

Je l'ai déjà dit mais je pense que ce type de série est un excellent support de pédagogie. La série est captivante, c'est un fait. La plupart des gens qui commentent sur ce blog le font sur mes billets qui parlent de Rome, ils arrivent sur ce blog en faisant une recherche via Google (voir mon billet sur mes stats). Par contre, il est évident qu'il ne faut pas prendre au pied de la lettre ce qui reste une interprétation de l'Histoire et une vision d'un ou plusieurs auteurs et créateurs (scénaristes, metteur en scène, etc.). D'ailleurs à ce titre Rome n'en est qu'un meilleur support pédagogique en permettant de démêler le vrai du faux. Évidemment il y a une limite, je pense qu'on ne peut pas tout se permettre mais pour ce qui est de Rome, à partir de moment ou le contexte politique me semble relativement fidèle, on peut bien excuser quelques infidélités faites à l'Histoire.

Chacun son métier après tout, aux historiens d'étudier et de nous transmettre leur savoir... aux artistes, auteurs, créateurs et producteurs de spectacles de nous divertir, nous faire rêver et nous interroger sur le monde qui nous entoure. Sur ces trois derniers points, Rome remplit parfaitement sa fonction.