• L'iBook clamshell ou palourde en français a fait sa première apparition en 1999 et reprend le look candy des iMacs designés pas Johnatan Ive sortis quelques mois auparavant. Bien que très fashion à l'époque, il n'en reste pas moins que ces portables grand public étaient plutôt encombrants malgré leurs écran 12" (limités à une résolution de 800*600) et lourds, c'est surement pourquoi Apple jugea bon de les équiper - tout comme l'iMac et les Power Mac - d'une poignée fort pratique au demeurant mais plutôt disgrassieuxe et somme toute pas forcemment nécessaire pour un laptop.
  • En 2001, l'iBook change de coque pour un forme qui évoluera légèrement jusqu'à aujourd'hui mais gardera toujours la même constante : des lignes de plus en plus pures et une teinte unique. Les teintes flashy laissent place à un blanc pale transparent neutre (milky) sur la version G3 qui évoluera vers une coque d'un blanc opaque brillant (G4 en 2003). Rappelons qu'en 2001 sort aussi le 1er iPod (blanc et avec des formes simples et pures... enfin presque). En sent là clairement l'influence de Johnatan Ive dans toute la gamme Apple qui semble par ailleurs être drivée par l'iPod.
  • En vérité, l'iBook n'est pas totalement blanc, en se rapprochant de plus prés on s'aperçoit qu'une partie de la coque est gris clair et mat (la partie qui entoure le clavier, on le voit clairement sur la photo du milieu, cf. image ci-dessous). Ce manque d'uniformité de l'iBook qui été corrigé en 2006 avec le Mac Book laissait apparaitre 2 défauts : assemblage de la coque qui laissait paraitre 2 parties visibles (1er défaut) de deux couleurs différentes, gris et blanc (2e défaut). Avec le Mac Book on a le sentiment que la coque ne fait qu'un. La constante est respectée : un profilage d'une telle sobriété, des lignes d'une telle pureté qu'on se demande comment on peut "faire plus". Pour l'occasion, Apple renoue avec le choix pour l'utilisateur de la teinte, le Mac Book venant aussi en noir... comme l'iPod et oui. Mais un noir mat, ce qui nous donne un blanc brillant et un noir mat pour ce nouveau Mac Book.

Pour vous faire mieux comprendre la portée de cette évolution du design chez Apple qui tend vers la perfection, je vais faire une comparaison avec une scène du film The Aviator. Dans le film de Scorsese, on y voit Howard Hughes, interprété par Leonardo Di Caprio, refaire faire par ses équipes un avion plusieurs fois jusqu'à ce qu'aucun rivets ne dépassent de la carlingue afin d'atteindre la perfection en terme d'aérodynamisme. Et bien voilà où on en est : L'aviation avant Hughes c'est le PC, l'aviation après Hughes c'est le design actuel de informatique selon Apple.

Ces notion de pureté et de perfection sont à mon sens très importantes pour comprendre ce qui caractérise le design du moment chez Apple, et vous verrez dans les prochain billet que cela concerne toute la gamme Apple, aussi bien le hardware que le software.

Apple design: De l'iBook au MacBook