12 ans après Seven qui le fit connaître auprès du public, David Fincher nous replonge dans le mythe du Serial Killer. Alors que Seven n'était que de la pure fiction horrifique, Zodiac est inspiré de faits réels, ce qui donne donne d'emblée une autre ambition au film... disons plus autobiographique (voir fiche Wikipedia sur le tueur du zodiaque). D'horreur on ne verra quasiment rien, le film se focalisant sur la traque et l'obsession de ces protagonistes à retrouver et confondre le tueur.

Le tueur du zodiaque a inspiré des cinéastes à plusieurs reprises, ce qui sera l'occasion pour David Fincher de rendre hommage à Clint Eastwood et son Dirty Harry sorti en 71, qui se déroulait déjà à San Francisco et dont le tueur Scorpio était inspiré du tueur du zodiaque. Zodiac nous plonge dans de sublimes décors nord-californiens agrémentés de musiques rétro qui collent bien à l'époque. La reconstitution est classieuse, la mise en scène de Fincher et les acteurs le sont tout autant. David Fincher s'auto-référence dans une scène qui rappellera un passage de Fight Club lorsqu'un catalogue Ikea se confond avec les décors (voir l'extrait de Fight Club sur Youtube).

Soyons clair : le film est trop long (2h40) et souffre d'un gros ventre mou au milieu... oui les personnages piétinent dans leur enquête, mais nous on s'emmerde ! La dernière partie tient malgré tout en éveil avec cette impression qu'enfin les choses avancent.

Si Zodiac parait plus anecdotique que Seven ou Fight Club, il n'en reste pas moins que le film dégage une atmosphère très singulière et les acteurs sont quand même savoureux.

(Sortie France le 30 Mai - Voir le site officiel)