LE DEBUGGER's blog

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Cinéma, TV, Médias

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samedi, juin 28 2008

Summer movies: JUILLET

Comme prévu The Happening et Wall-E m'ont pleinement satisfait et Wall-E fait un 3e meilleur démarrage pour Pixar derrière The Incredibles et Nemo. Ça augure du meilleur pour la suite d'autant que, vu la qualité du film, le bouche à oreille ne peut être que bénéfique.

Au programme de ce mois-ci : un super-héros loser, un super-héros damné, un super-héros tourmenté, et deux héros revenus de nulle part.

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Wall-E (Andrew Stanton, 2008)

7 bonnes raisons d'aller voir Wall-E au cinéma :

Pour Wall-E

En animation et en dessin la manière la plus simple de faire passer des émotions et de rendre un personnage humain, c'est par les yeux. On ne s'étonnera pas alors que le visage de Wall-E ne soit que seulement constitué que de 2 énormes yeux (voir les airs de ressemblance)... qui par ailleurs ne sont pas vraiment des yeux mais des objectifs, dont les caractéristiques sont intelligemment utilisées par les animateurs. Mais Wall-E ne s'arrête pas là, c'est incroyable ce qu'un petit robot aspirateur peut avoir comme expressions. On ne peut pas ne pas tomber sous le charme de Wall-E. On notera aussi le souci particulier apporté aux bruitages, qui participent beaucoup à l'humanisation de Wall-E.

C'est un film Pixar

Dans les films d'animation d'aujourd'hui il y a Pixar et les autres. Quand on va voir un film Pixar, on se demande si on va l'apprécier ou .... l'apprécier beaucoup. Quand on va voir un film d'animation autre que Pixar on se demande s'il va arriver à la cheville d'un Pixar. C'est caricatural, mais c'est la vérité, hormis quelques rares exceptions.

Vous aimez Paul Verhoeven et Steven Spielberg

Qu'on se le dise, Wall-E est un film d'un cynisme rare et en même temps certaines scènes sont d'une magie et d'une poésie tout aussi rares. Lorsqu'on découvre l'horrible vérité on ne peut pas s'empêcher de penser au Pinocchio de Disney et cet endroit qui transforme les enfants en ânes. Le miroir de notre réalité est terrifiant, le fait que ce soit Disney qui produise le film l'est encore plus. Comme tous les Pixar, il y a 2 niveaux de lecture : les petits seront émerveillés, les grands seront en plus terrifiés.

Quand Wall-E reboot il fait le bruit d'un Mac au démarrage

On connaît les liens entre Apple et Pixar, mais si on aime Pixar c'est aussi surtout pour leurs références... on n'échappe bien sûr pas à 2001 l'odyssée de l'espace et le robot HAL.

C'est un film Pixar

Oups déjà dit ! Ok, mais c'est n'est pas juste un film Pixar, c'est - de loin - le meilleur Pixar.

Pour son magnifique générique de fin

Le générique final de Wall-E est un vibrant hommage aux civilisations et à l'art en général : des dessins préhistoriques dans les grottes au pixel-art des consoles 8 bits, en passant par divers courants artistiques. En effet, Wall-E prend le contre-pied total de The Happening (voir review), là où dans le film de Shyamalan l'homme était considéré comme une espèce nuisante et nuisible, dans le Pixar on rend hommage à l'homme et l'humanité en général malgré tout ce qu'elle a pu engendrer, notamment le sort de la planète. L'homme est vu ici comme un artiste, c'est celui qui crée : qui peut le plus peut le moins, il détruit... comme il peut aussi créer et vice-versa.

Wall-E est fasciné par l'héritage que lui ont légué ses créateurs sur cette terre qu'ils ont dévastée et abandonnée : les petits objets de notre quotidien constituent l'univers de Wall-E, un univers dans lequel la musique a aussi une très grande importance.

Pour le court-métrage qui précède le film

Quand on va voir un Pixar c'est aussi pour les courts métrages qui précèdent les films, on sait d'emblée qu'on va avoir le droit à un condensé de magie et de poésie. Le métrage de Wall-E se nomme Presto et raconte les (més)aventures d'un magicien et de son lapin affamé. Je vous laisse admirer 30s :


[Sneak Preview of Pixar's "Presto"|http://fr.youtube.com/watch?v=dV0v09U30eE];

Sortie en France le 30 juillet (voir ma preview).

mardi, juin 24 2008

Planet B-Boy

La Tektonik vous connaissez, ces jeunes danseurs désarticulés qui dansent sur des rythmes techno. Le phénomène aurait débuté dans une boite de nuit de la banlieue parisienne. Bref, quand on parle de Tektonik, en bien ou en mal, je n'entend jamais parlé de break-dance ou de smurf alors qu'il y a de nombreuses similitudes. Les détracteurs sont trop occupés à se moquer et mépriser et parmi les défenseurs il y a ceux qui pratiquent et sont trops jeunes pour avoir connu les début du hip-hop, quant aux autres défenseurs je suppose qu'ils s'en veulent tellement d'avoir raté ce qu'ils devaient considérer comme une mode à l'époque qu'ils ne veulent pas passer à coté de ce qui pourrait devenir un nouveau genre reconnu comme tel.

Le break-dance ou le smurf font partie de la culture hip-hop. Aujourd'hui le hip-hop est partout : danse, rap, graf, mode vestimentaire, publicité (voir cette pub pour Nike), TV, etc. Le film Planet B-Boy rend hommage à ces break-dancer :


PLANET B-BOY OFFICIAL TRAILER

Malheureusement le film a une projection quelque peu limitée... fermons les yeux et continuons de marginaliser encore plus ce que l'on croit marginal. Néanmoins si vous passez en Iowa, Ohio ou à Hawaii dans les jours prochains vous pouvez toujours tenter de le voir :

  • 5/16-5/29 Houston,TX. Angelika
  • 5/29 Anchorage,AK. Bear Tooth Cinema
  • 5/30-6/05 Santa Cruz,CA. Del Mar
  • 5/30-6/05 Toronto,ON. Royal Cinema
  • 5/30-6/05 Vancouver,BC. Cinemark Tinseltown
  • 6/06-6/12 Ann Arbor,MI. The Michigan Theatre
  • 6/13-6/19 Las Vegas,NV. Regal Village Square
  • 7/11-7/17 Iowa City,IA. Bijou Theatre
  • 7/17-7/18 Cleveland,OH. Institute of Art
  • 8/17-8/21 Honolulu,HI. Doris Duke Theatre

Et j'apprend grâce à Québec BBoys que le film ayant bien marché à Toronto et Vancouver, une sortie Montréalaise est prévue le 1er août.

Voir site officiel.

dimanche, juin 22 2008

L'histoire d'un mec

Coluche, réalisé par Antoine De Caunes avec François-Xavier Demaison dans le rôle du comique agitateur au grand cœur, Michel Colucci.

Une adaptation qui se focalise sur la candidature à la présidence de Coluche lors des élections de 1981. Alors complot ou mort accidentelle ?

Sortie le 15 octobre 2008.

samedi, juin 21 2008

Le scénario rejeté d'Indiana Jones 4 sur Internet

La pré-production d'Indy 4 à été longue et laborieuse, et si Shyamalan avait été un temps associé à l'écriture du scénario, Franck Darabont avait carément écrit un script entier qui aurait été grandement apprécié par Steven Spielberg comme le rapportent les auteurs de Spielberg News :

Ce script avait généré l'enthousiasme de Spielberg, qui était apparemment chaud-bouillant pour le réaliser, avant de ce faire rejeter par George Lucas. C'est là que Jeff Nathanson, puis David Koepp, ont pris le relais afin d'arriver au résultat qu'on connaît.

Frank Darabont est le réalisateur et co-scénariste du magnifique The Shawshank Redemption (Les évadés) mais aussi de The Green Mile et plus récemment The Mist, tous 3 adaptés de nouvelles de Stephen King. Il avait aussi participé à l'écriture de plusieurs épisodes de la série The Adventures of Young Indiana Jones qui comme son nom l'indique était basée sur la jeunesse d'Indiana Jones.

Si vous n'avez pas le courage de lire le scénario complet vous pouvez lire le résumé et la critique sur Spielberg News.

mercredi, juin 18 2008

The Happening (M. Night Shyamalan - 2008)

5 bonnes raisons pour aller voir The Happening (voir ma preview) au cinéma :

Parce que la fin du monde est proche

La fin du monde est proche alors autant être préparé. Et plus on est préparé à l'avance, mieux c'est. En même temps, au rythme où on va le monde ne nous survivra pas, et si le monde ne survit pas on ne survivra pas non plus. Les jeux sont faits, tenez-vous le pour dit !

Fin du monde

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dimanche, juin 15 2008

Isabel Lucas dans Transformers 2

On a appris récemment que la jeune et jolie Isabel Lucas venait d'être casté pour Transformers 2, preuves photos de tournage à l'appui ci-dessous (à gauche avec Michael Bay ) :

Isabel Lucas sur le set de Transformers 2 avec Michael Bay

Actrice australienne de 23 ans, Isabel Lucas a connu le succès grâce au soap australien Home and Away. Mais Isabel n'est pas qu'une belle plante, elle milite aussi activement pour la défense des baleines : ici avec son amie Hayden Panetière la cheerleader de Heroes, charmante égérie elle apparaît donc régulièrement dans divers talk show pour évoque la cause.

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samedi, juin 14 2008

J'ai vu un gros Hulk

À un moment pendant le film, Hulk se bat contre une petite armée de militaires dans un parc en face d'un campus universitaire. L'endroit est désert, hormis les militaires, Hulk et sa bien-aimée, il n'y a personne... jusqu'à ce que 2 jeunes se fraient un passage à travers les balles pour filmer la scène avec leur téléphone mobile.

Scène de fight filmée avec un téléphone portable - check

Après avoir sévèrement rossé quelques militaires, le géant vert s'en prend à un hélicoptère qui lui veut du mal. Évidemment l'hélico finit par se crasher au sol. Grosse explosion, pis... soudainement il pleut.

SFX sous la pluie - check

Sorti de nulle de part, le fiancé qui sert à rien hurle de ne pas faire de mal à la belle.

Fiancé qui sert à rien - check

Hulk emmène sa bien-aimée en lieu sûr : une grotte en haut d'une montagne, il pleut toujours.

Hulk sous la pluie - check
Référence à gros blockbuster récent (King Kong) - check
Mythe de la belle et la bête - check

Ni vraiment une suite, ni vraiment un remake, ça commençait pas trop mal avec un Bruce Banner en fuite, anonyme dans les favelas de Rio. Mais dès que les militaires débarquent, ça tourne à la catastrophe et on se dit qu'Edward Norton n'était peut-être pas un bon choix pour le rôle. Autre déception : Liv Tyler, non seulement on a réussi à la rendre laide - ce qui en soi est un exploit - mais en plus, son rôle de potiche dépressive est désespérant. Bref, le scénario est basique et ça fait cruellement redite avec le film d'Ang Lee (voir ma preview) qui avait au moins le mérite d'apporter de la profondeur à ses personnages.

Finalement le meilleur du film reste le générique du début, qui résume en quelques images la genèse de Hulk. On aurait bien aimé que l'ésthétique du reste du film soit du même ordre, ça l'aurait déjà rendu un peu plus personnel. Même le caméo de la fin est en dessous de ce qu'on a pu voir dans Iron Man.

mercredi, juin 11 2008

À découvrir: Mad Men

Je découvre la série Mad Men dont la 1ere saison vient d'être diffusée cette année sur le network AMC, et par chance CTV a la bonne idée de nous l'offrir pendant cette trêve estivale. Sans plus tarder, ci-dessous un extrait éloquent :

L'action de Mad Men se situe dans le New-York des années 60 et plus spécialement dans le milieu de la pub. Don Draper est un cadre talentueux, cynique, arrogant, manipulateur, charmeur, mysogine et (comme la quasi totalité de ses congénères) fumeur invétéré. Il est aussi entouré de requins prêts à tout pour prendre sa place. Un premier épisode qui plante magnifiquement le décor : milieu de la publicité, condition de la femme omni-présence de la cigarette, soucis du détails, bref du très bon, ça sent la qualité, je suis pressé de voir la suite. John Hamm, l'interprète principal est aussi très convaincant dans son rôle.

Dans l'extrait ci-dessus, on voir Draper sauver in-extremis la situation face a un des ses plus importants client : Lucky Strike. Alors qu'on commence seulement à s'inquiéter sur les effets néfastes de la cigarette, il faut trouver une nouvelle approche publicitaire. Si le reste de la série est du niveau de cette séquence ça promet.

dimanche, juin 8 2008

Chris Marker réagit sur la plainte du MRAP contre Justice

Décidemment le clip de Romain Gavras pour Justice n'en fini pas de faire parler de lui. Ainsi la semaine dernière on apprenait que MRAP avait déposer plainte pour intention raciste avéré (via Thomas Clément). Ils vont perdre et ce sera dommage et tant pis pour eux, ou tant mieux ça leur apprendra peut-être à mieux cibler leurs actions. Bref, Chris Marker, écrivain, photographe et réalisateur (La Jetée notamment) s'exprime via Pop Tronics, rend hommage à Romain Gavras et replace l'art et la création dans leur contexte :

Mais d’abord, marre de ce terme de clip pour désigner n’importe quel très court métrage. Tant de longs métrages aujourd’hui ressemblent à des clips étirés qu’il est permis de saluer un clip qui ressemble à un film. Je risque un autre mot, en m’amusant d’avance de l’incrédulité qu’il va susciter chez certains : un poème. Un poème noir, violent, sans concession, sans alibi, magnifiquement écrit (encore faudrait-il qu’on s’intéresse à l’écriture cinématographique, vaste débat) et dans la ligne d’un certain nombre de ces poèmes qui dans toutes les langues, à un moment donné, ont dérangé et troublé, et dont certains en effet ont fini devant les tribunaux.

Une remise en contexte que j'apprécie beaucoup car, si la démarche du groupe Justice est peut-être purement mercantile, celle du réalisateur Romain Gavras l'est surement moins. La comparaison avec les singes et le monolythe de 2001 est, quant à elle, savoureuse... je vois déjà venir les intégristes de Kubrick crier au scandal, ça la rend doublement savoureuse.

Lire le texte de Chris Marker en intégralité, voir aussi ce billet de Pop Tronics qui, dans les références, parle du film Cannibal Holocaust (bien vu aussi).

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