Dans “A Bronx Tale”, la notion de valeurs véhiculées par la figure paternelle et les choix qui en découlent avaient une certaine importance : le fils était partagé entre son vrai père (un honnête travailleur respecté de tout le quartier) et un "père adoptif" (un mafieux craint de tout le quartier). Dans “The Good Shepherd”, on suit un personnage qui a perdu son père étant tout jeune dont les derniers mots portaient sur l'honnêteté et le mensonge. Pourtant après la mort de son père ses premiers actes seront mensonge et dissimulation et toute sa vie sera un énorme mensonge. Enfin, dans “A Bronx Tale” le fils était aussi inévitablement attiré - contre les recommandation de son père - par le personnage de Chazz Palminteri qui incarnait le vice (mensonge et dissimulation, entre autre).

D'ailleurs, comme un pied de nez, le nom de code de Matt Damon dans le film est : Mother.

En allant plus loin on pourrait dire que la figure paternelle d'adoption de Matt Damon c'est son pays pour qui il se dévoue corps et âme alors que dans “A bronx Tale” Chazz Palminteri représenterait certaines valeurs de l'american way of life. Et dans un cas comme dans l'autre, il n'y aura au bout que déception, douleur et tristesse sans que ça remettre en cause sa dévotion envers son pays et/ou envers son père d'adoption... comme une sorte de résignation.

Enfin un dernier point : Derrière le titre “The Good Shepherd” (le bon berger) il y a la notion de patriarche au sens biblique. Ça nous renvoi directement au sacrifice évoquée dans la tagline citée au tout début de ce billet. Le boucle est ainsi bouclée.