Je vous avais déjà introduit le nouveau film de Tony Scott, “Déjà vu” avec Denzel Washington et Val Kilmer (en train de se faire une carrière de 3e à 5e rôle à la Alec Baldwin - voir “The Departed”). À la limite entre SF et fantastique, le film prend place de nos jours à la Nouvelle-Orléans peu après les évènements liés Katrina. Le principe : on a accidentellement trouvé une faille temporel, le FBI utilise cette faille afin de remonter le temps pour collecter des preuves et permettre l'arrestation et le condamnation de criminels.

On pense évidemment à “Minority Report”, mais à la différence du film de Spielberg ou les enquêteurs voyaient le futur ici on peut voir le passé sous différents angle de vue, et même plus : évidemment lorsqu'il est question de voyage dans le temps, on est tenté de jouer à dieu et de modifier le cours des évènements.

J'aime quand on exploite un concept dans les moindres petits détails comme cette BA qui faisait un rewind au bout de quelques secondes. C'est simple, mais ça fonctionne : au tout début du film, avant le générique, on voit les animations des logos Touchstone et Bruckheimer défiler deux fois. Un détail certes, mais qui à néanmoins le mérite de nous mettre brièvement dans l'ambiance.

Déjà Vu

Le film en lui même nous offre toute une première partie intéressante dans laquelle on découvre, avec le personnage interprété par Denzel Washington, la "machinerie" à voyager dans le temps. Un première partie presque interactive et vraiment tripante ponctuée par un original trip en Hummer des plus jouissifs.

La seconde partie est plus laborieuse, plus périlleuse aussi... voyages dans le temps oblige. En ce sens le final déçoit et demande pas mal d'efforts d'acceptation de la part du spectateur.

Finalement un bon thriller SF, carré et efficace dans la lignée d'un “Volte/Face” qui flirt avec le fantastique. À ne pas rater, ne serait-ce que l'ingéniosité du procédé... aussi les multiples références à Katrina et à Oklahoma City viennent nous rappeler que les catastrophes ne viennent pas forcement du moyen-orient, c'est aussi ça la patriotisme américain.